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We are closed on friday

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Nous partons à la fin de cette semaine pour une destination inconnue où nous exercerons de mystérieuses activités, destinées à renforcer « ce qui nous lie »…

Une fois par an ou presque, la team Luciole se met au vert le temps d’un court week-end sportif et au grand air, avec l’objectif de partager des réflexions sur nos métiers et la manière de les exercer. Mais pas seulement…

Car nous souhaitons que chaque collaborateur puisse redécouvrir le plaisir — et la difficulté ! — de composer des équipes différentes et faire preuve d’audace, de créativité et de performance au service d’une réussite commune.

Chute libre, saut à l’élastique, descente en canyoning ou atelier macramé, qu’importe la potion, pourvu qu’on ait l’ivresse ! L’agence « hors les murs » vise à permettre à chacun de sortir de sa zone de confort et lui apprendre à cultiver cela tout le reste de l’année.

Car il nous importe de nous réinventer chaque jour et de garder un regard critique sur nos métiers et nos process, pour gagner en efficacité et accompagner nos clients de manière toujours plus efficiente !

Bref, nous partons en séminaire. Et nous seront fermés et non joignables à partir de 12h, vendredi 21 septembre.

Rendez-vous dès lundi, des étoiles plein les yeux et des couleurs plein la tête.

— Luciole /// Team building /// Vendredi 21 septembre 2018 /// Fermeture exceptionnelle —

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Sortir des clichés

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GETTY IMAGES, THINKSTOCK,  SHUTTERSTOCK, iSTOCK, FOTOLIA... WHAT ELSE?

Les banques d’images seraient autant de sources inépuisables de visuels, permettant à tous et même aux plus dilettantes, de trouver des photographies et des illustrations qui appuieront leur communication et qui peuvent donner l’impression que la DA peut être relayée à une simple sélection iconographique ou – pire ! – que l’on peut carrément se passer de direction artistique.

Or, dans le cadre d'un travail réfléchi sur l’identité graphique et les objectifs de communication, le visuel qui accompagne le texte participe à l’image de marque de l'entreprise ou de l'institution. Le choix du visuel est loin d’être anodin et représente un enjeu iconographique, celui de la cohérence de l’expérience de marque..

Le visuel est une expression à part entière de la marque, assurée par l’œil expert d’une direction artistique et encadrée par un territoire et une plateforme de marque définis. La création d’une photothèque d’entreprise cohérente — à défaut d’être exhaustive, le mieux est l’ennemi du bien — reste indispensable, pour qui veut donner de la pertinence et de la sincérité à sa communication !

Plus encore, disposer de ses propres photographies, shootées selon un brief sur-mesure par un professionnel et mises en récit sous une direction artistique avisée, est hautement plus qualitatif, précieux et valorisant pour l’image de l’entreprise, l’éloignant du poncif et du cliché.

Et contrairement à ce que l’on peut imaginer, un reportage photo se révèle un vrai investissement, avec rentabilité à la clé, quand les achats d’images de qualité (en « droits gérés » ou sous la forme de forfaits Premium) représentent un budget non négligeable sur le long terme.

2 à 4 jours de reportage par an sont parfois suffisants, budget qu’il convient de provisionner chaque année pour qui veut nourrir et faire vivre sa banque d’images « maison ».

Que ces photographies détaillent ou subliment le réel, révèlent une âme, délivrent une atmosphère, singularisent ou poétisent, elles ont pour objectif de transmettre une image désirable ou une perception plus juste de la réalité de l'entreprise.

En voici deux exemples.

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Le soin au cœur de la HAS

La Haute Autorité de Santé (HAS) est une autorité publique indépendante à caractère scientifique qui développe la qualité dans le champ sanitaire, social et médico-social. Elle vise à assurer aux personnes un accès pérenne et équitable à des soins et des accompagnements pertinents, sûrs et efficients.

Dans le cadre de la réalisation de son rapport d'activité, nous nous sommes vite interrogés sur la pertinence de l'utilisation des visuels des traditionnelles banques d'images. Ne reconnaissant pas la HAS dans ces faux-semblants d'une réalité un peu édulcorée et trop américanisée (« Mais comment, n’y aurait-il donc jamais de sang sur les gants du chirurgien ? »), nous sommes partis en photo-reportage dans le Centre Hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges, accompagnés du photographe Patrick Sordoillet dont nous apprécions le regard et la dimension opérationnelle. Ou « l’adaptabilité », quand il s’agit de multiplier les prises de vues et la production d’images dans une même journée !

Guidés par notre client, nous sommes donc partis en investigation, à la rencontre des vrais gens, de ces professionnels qui s'engagent chaque jour sur le terrain auprès des patients, pour saisir des occasions, des instants, des actes, du partage, afin d'illustrer l'univers de la Santé, avec justesse et humanité… Quel émerveillement et quelle émotion, lorsque nous fûmes autorisés à immortaliser la naissance d'un enfant, poussant son premier souffle de vie après une césarienne assez classique, selon l’obstétricien qui officiait !

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Une architecture habitée pour l'USH

L'Union sociale pour l'habitat (USH) est l'organisation représentative du secteur Hlm en France.

Dans le cadre du reportage photo pour son rapport d'activité, au-delà des clichés de bâtiments sur papier glacé de l'apanage des promoteurs immobiliers, nous avons choisi de raconter la vie ; celle des gens qui « habitent » un lieu, le logement social, et qui s’y investissant et se l’appropriant, lui donnent vie.

À cette occasion, nous avons eu le plaisir de faire appel à Pierre-Yves Brunaud, un photographe talentueux qui a le souci distinctif de questionner le territoire, en y observant les hommes et en prêtant une attention particulière sur l'histoire et la mémoire des territoires en mutation. Aux aguets pouvant attendre des heures avant de saisir l'instant précis, il nous a offert de sublimes visuels, riches d'une très forte esthétique enchantée.

Une belle sélection d’images riches de sens

Deux reportages avec deux photographes différents, engagés l’un et l’autres à imprimer sur le film (numérique !) une réalité et une émotion qui ne souffrent pas l’approximation d’une sélection en banque d’images qui nous donnerait « presque » l'image souhaitée. Car tout, justement, est dans le « presque » !

– Reportages photo /// HAS – © Patrick Sordoillet /// USH – © Pierre-Yves Brunaud /// Direction artistique /// Iconographie /// Image de marque –

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C comme Cité

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AU-DELÀ D'UNE IDENTITÉ INSTITUTIONNELLE, INSTALLER UNE EMPREINTE DURABLE, UN SIGNE D'APPARTENANCE QUI MARQUE TOUT UN TERRITOIRE. 

 

Avec 12 000 chercheurs, étudiants et artistes de plus de 140 nationalités accueillis chaque année au sein de 40 Maisons regroupées dans un vaste parc de 34 hectares dans le 14e arrondissement de Paris, la Cité internationale universitaire de Paris est une véritable ville dans la ville. 

Lieu de résidences, de partages et d'échanges, cosmopolite, riche de bouillonnements et de créativité, la Cité est une fondation privée créée en 1925, reconnue d'utilité publique et tout à fait unique en son genre, dans la pluralité de ses offres – avec plus de 1 000 événements culturels par an ! – et la diversité de ses visiteurs et résidents. 

Consultés en ce début d'année, nous avons eu l'immense plaisir de travailler avec la Cité dans le cadre du renouvellement de sa charte graphique et de lui doter, pour aller plus loin, d'un nouvel emblème.

UNE MARQUE DE TERRITOIRE

La Cité n'est pas simplement une fondation. Elle est un lieu de vie, une destination, une expérience.

Elle est un territoire dans lequel sont rattachés des Maisons et des multiples services.
Elle s'adresse à ses résidents, actuels, anciens et nouveaux, qui forment une communauté, membres et ambassadeurs à la fois.
Elle s'adresse à ses visiteurs auxquels elle offre une programmation culturelle riche et éclectique ; aux professionnels à qui elle propose des espaces sublimes pour réaliser des tournages ou se rencontrer.
Elle s'adresse aux mécènes pour les inviter à investir dans un territoire dynamique et promouvoir le savoir et le multiculturalisme.
Enfin, elle s'adresse aux partenaires institutionnels avec qui elle partage l'enjeu commun de la promotion et de l'attractivité du territoire, pour un rayonnement français au niveau mondial.

Ainsi, au-delà d'une identité institutionnelle, la problématique d'une identité territoriale nous est apparue avec évidence.
Et lui offrir une nouvelle forme de prise de parole aussi, à travers la création d'une marque de territoire, qui a pour vocation d'intensifier et d'unifier les perceptions et les expériences vécues.

UN MONOGRAMME

En concertation avec le directeur de communication, nous avons choisi d'imaginer un signe qui évoque la Cité sans la citer ; un signe fort, inattendu, qui a du sens et qui au fil des supports et de ses territoires d'expression deviendra la signature graphique très identifiable de la Cité. 

Et si le "C" de Cité devenait ce signe ?
Un "C" cartographique qui évoque les parcours, les jardins, le lien et les échanges.
Dessiné et réinventé, un "C" tout en rondeur et multiple, comme le sont les résidents, les cultures et les langues de ce territoire unique. 

L'identité de la Cité portée par ce monogramme symbolique devient un emblème.
Il marque d'un sceau et représente une communauté. 
Sa présence sur un visuel devient signature, signe d'appartenance et de ralliement.

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EN COMPLÉMENT DU LOGOTYPE INSTITUTIONNEL

Dynamique et vivant, l'emblème s'appose en complément du logo institutionnel créé en 2003 par l'atelier Integral Ruedi Baur et associés, qui l'avait conçu à l'origine sous plusieurs variantes appelées "avatars". Parmi elles, nous avons choisi de ne préconiser qu'une seule de ses versions dans un positionnement systématique, afin de garantir l'homogénéité et l'efficacité de la communication de l'institution.

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LES TYPOGRAPHIES

Ambnewut Classic : en titrage, issue du patrimoine de marque de la Cité. 
TT Norms : en complément de l'Ambnewut, une nouvelle typographie, droite et lisible.

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LES GAMMES CHROMATIQUES

Cible interne : couleurs pastel. 
Cible résidents et visiteurs :  couleurs vives et pop. 
Cible institutionnelle et financière : couleurs sobres et denses.

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LES PICTOGRAMMES

Face à la multiplicité des directions, des services et des offres, une bibliothèque de pictogrammes conçus sous forme de pastilles forme un vocabulaire de signalétiques supplémentaires. 

Ces pastilles qui rappellent un peu les badges de nos tendres années "scouts" mettent en relief l'émetteur et s'estampillent comme un sceau.

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LE DESIGN GRAPHIQUE ÉDITORIAL

Afin de distinguer les différentes collections de publications, nous avons pris le parti de jouer avec les formats et les visuels en couverture en pleine page ou bien clivés ; la collection institutionnelle étant marquée par l'absence de visuel

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LES GOODIES

Conçue comme une lovemark, la nouvelle identité de la Cité ne pouvait pas ne pas proposer des goodies à offrir et à collectionner !

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– Cité internationale universitaire de Paris /// Nouvelle identité de marque /// Marque de territoire /// Design graphique –

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Le monde de Wes Anderson

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  IL Y A DES AUTEURS ET DES ARTISTES QUE L'ON RECONNAÎT IMMÉDIATEMENT À LEUR PATTE, SI FORTE ET AFFIRMÉE QU'ELLE NOUS PROPULSE INSTANTANÉMENT DANS LEURS UNIVERS. 

À l'orée d'une rentrée qui démarrera certainement sur les chapeaux de roues, profitons encore d'une certaine douceur estivale pour vous faire découvrir une vidéo supercut que nous avons adorée et qui vous dévoilera en moins de 2 min (promis !) la poésie des couleurs de ce réalisateur hors norme. 

D'une main de maître et d'une très grande virtuosité, Wes Anderson a su avec les décors et les jeux de lumières – sans oublier la post-prod' bien entendu – créer et signer des univers nostalgiques et attendrissants. 

Avec des gammes chromatiques saturées, fortement contrastées, jouant souvent les oppositions et la complémentarité des couleurs, mais aussi avec des gammes délavées voire parfois fanées, les ambiances et l'esthétique de Wes nous catapultent dans une autre dimension, un monde rêvé, allégorique, poétique qui toujours nous émeut, avec ses atmosphères hors du commun, ses situations inattendues, ses histoires décalées dans lesquelles évoluent des personnages souvent maladroits mais dont on s'éprend avec jubilation. 

À l'image de « L'Île aux chiens », son dernier film qu'il faut avoir vu (et revu !), comme une suite de tableaux graphiques riches de références qui nous bousculent et nous bouleversent. Quel travail titanesque et surtout, quel talent !

Sans oublier « the Grand Budapest Hôtel », la Famille Tenenbaum » ou le « Fantastic Mr Fox » ! Ou encore « The Darjeeling Limited », pour rester ou repartir en vacances loin d'ici ! 

Mettez de nouvelles couleurs dans votre rentrée avec le "Wes Anderson's Color". 

Bonne rentrée à tous !

– Le Monde de Wes Anderson /// L'art des couleurs /// On adore –

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Un trésor national qui se partage

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  « ALORS, CE LOGO RICARD, ON VOUS LE SERT AVEC OU SANS EMPATTEMENT ? » QUE VOUS LE PRENIEZ AVEC OU SANS GLAÇON, LE « RICARD » SUR LA BOUTEILLE N'EST PLUS MÊME DEPUIS PLUSIEURS MOIS. UNE HISTOIRE DE FADA !

La maison marseillaise n'est pas contre une petite révolution de temps en temps, mais pas plus d'une par siècle ! 

Si en 2012, sa campagne de publicité reposait sur la recette de son célèbre pastis qui « pas changé depuis 80 ans », 2018 est une année de grands bouleversements, avec l'arrivée dans les rayons des supermarchés d'un second pastis du groupe du même nom : « Plantes Fraîches », plus sain, plus frais, composé de 14 plantes aromatiques. De quoi nourrir les débats sur les terrasses du Vieux-Port et sous les platanes des petites places provençales ! 

Et donc, d'un nouveau logo. 
« Ricard fait renaître un logo intemporel, touchant les souvenirs de tous les Français ». 
« Moderne dans son dessin, puissant dans son style. » 

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Fini le soleil rayonnant, place au « signe solaire » qui rayonne vers l'est (Marseille n'est elle pas cette ville phare du sud-est de la France ?). Mais plus important encore, la typographie ! Car depuis 1932 subsiste un vrai sujet chez Ricard qui fait débat et dont le nouveau logo a vocation à remettre de l'ordre dans tout ça ! Mais de quel drame s'agit-il ? 

Effet de silos bien connu dans les grandes entreprises encore aujourd'hui, à une époque lointaine et bien avant nos concepts de « plate-forme de marque », quand on livrait le pastis dans des caisses en bois sérigraphiées avec des camions Berliet ou Saviem, voire avec un « cube » Citroën, un paradoxe historique subsistait chez Ricard depuis 86 ans : dès 1932, le logo sur la bouteille était composé des lettres dites « à empattement » tandis qu'un second logo avec des lettres « sans empattement » ornait les objets et autres matériels « de réclame ».

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Imaginez-vous le drame, sur les placettes des villages, sur le Tour de France cycliste à l'époque de Poulidor puis de Bernard Hinault… Mais où est donc la cohérence de marque dans tout ça, heing ? Et ces pauvres clients, à ce point perdus depuis des décennies qu'ils recommandaient « juste un petit dernier », pour tenter de bien comprendre ce « french branding paradoxe » ! 

C'est aujourd'hui réparé. Depuis fin 2017 Ricard impose une marque plus cohérente, et commune aux différents supports, avec, anisette sur l'apéro et non cerise sur le gâteau, la création d'une valise de fontes typographiques spécialement dessinées pour la marque. On aime la version ombrée, comme la version « Vintage » puisée dans l'univers historique de Ricard.

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Bref, si vous avez lu cette newsletter jusqu'ici — et on ne peut que vous en féliciter ! — nous ne pouvons que vous recommander de visionner le petit film qui raconte tout cela de manière bien plus compréhensible et ludique que ces lignes-ci. 

Un Ricard et ça repart !
L’abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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L'art en vacances

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  " J'AI CRÉÉ CETTE FONDATION POUR LE PLAISIR DE PARTAGER CE QUE J'AIME AVEC LE PLUS GRAND NOMBRE. JE PRÉFÈRE LE MOT « PARTAGER » À CELUI DE «TRANSMETTRE ». C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE J'AIME LES ŒUVRES ACCESSIBLES. " ÉDOUARD CARMIGNAC

 

On connaissait Porquerolles pour ses divines plages dorées, de Notre-Dame, long ruban blanc à 20 minutes en vélo du bourg, à celle du Langoustier, plus intime et à l'ouest. On rejoindra dorénavant l'île aussi (ou d'abord !) pour se cultiver aux heures les plus chaudes, et en revenir des (é)toiles plein les yeux !

Ouverte en juin dernier après des mois de travaux — quand il s'agit de créer 2 000 m2 supplémentaires sans que les contours de la maison historique (une ferme !) ne soient modifiés en apparence ni ne prennent un seul m2 en surface, loi Littoral oblige — la Fondation Carmignac est une institution qui deviendra rapidement incontournable dans le Var, plus pauvre en lieux culturels que ne le sont ses départements limitrophes.

«Camignac.» Un nom qui évoque d'abord le cabinet de gestion français du même nom, qui s'est imposé dans l'art financier de placer les millions de ses clients et les faire fructifier intelligemment… Mais quand son fondateur Édouard Carmignac, redoutable financier connu pour son niveau d'exigence et sa rigoureuse gestion, décide de créer une fondation puis de rendre publique sa très belle collection, il y a là une forme de générosité avec le plus grand nombre ce qui qui ne manque pas d'élégance.  

Ainsi en est-il des fondations récentes, structures d'optimisation fiscale pour les Cartier, Vuitton et autres François Pineau, mais dont les joyaux qu'elles possèdent sont offerts au regard d'un public bien plus large, dans de superbes écrins, ce dont on ne peut que se réjouir !

 

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Car l'expérience de la Fondation Carmignac mérite d'être vécue ! D'abord parce que nous sommes sur une des plus belles îles du littoral français, mais surtout pour le plaisir que procure ce nouveau lieu artistique. « Invités » de cette demeure enterrée avec vue sur la mer des terrasses supérieures, on s'y sent comme tel, car la foule n'a pas encore envahi ces espaces contemporains remarquablement construits. Touchante de simplicité, la proximité avec les œuvres est un cadeau magnifique. 

Des Roy Lichtenstein, des Warhol, des Basquiat (oui, « des » Basquiat !), et quelques belles autre signatures moins connues, mais aussi deux Botticelli : les œuvres offertes à notre regard avec la même intimité que celle que nous proposerait une galerie en ville, est loin, bien loin de ces tableaux qu'on admire plus difficilement à Beaubourg, au MoMA ou à la New Tate, squattés par des hordes de touristes munis d'iPad !

Une visite qui s'effectue obligatoirement pieds nus, pour inviter chaque visiteur à vivre une expérience sensorielle unique, quand le dallage de chaque salle a été pensé dans ce sens. Une « folie » du propriétaire dont on sourit, mais dont on apprécie très vite le bonheur que cela procure.

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Le jardin extérieur — le « non-jardin » selon le concept orignal — qui attendra le poids des années pour se magnifier lorsque les essences locales auront pris soin de s'épanouir, renferme à l'air libre ;-) quelques trésors qui ne laissent pas indifférents. Et tous créés « sur-mesure » par des artistes venus du monde entier. Qui rencontre Les trois Alchimistes de Jaume Plensa, qui semblent veiller sur Porquerolles comme les Moaï géants de l'île de Pâques, en ressortira touché au cœur. 

Fondationcarmignac.com /// Porquerolles /// 15' en bateau de Giens /// Réservation obligatoire –

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Il fait trop chaud pour travailler

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  LE STYLO NOUS GLISSE DES MAINS. LA NEWS AUJOURD'HUI SERA COURTE MAIS IMAGÉE !

Il faudrait vraiment vivre au Pôle Nord – et encore ! – pour ne pas remarquer cette vague de chaleur qui frappe quasiment toute la planète. 34 degrés aujourd'hui à Paris et 37 demain. Oui, 37 degrés Celsius :-/

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L'été 2018 tient ses promesses : muy caliente ! 
Ou en français : caniculaire !
En somme, un vrai « temps de chien ».

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Quel rapport avec un temps de chien et la canicule, vous demanderez-vous ?
Cela n’a bien entendu rien à voir avec l’idée du « hot dog ».

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Mais ce que l’on ignore souvent, c’est que « canicule » tire son origine du latin « canicula », qui vient de « canis » signifiant «petite chienne ». Et Canicula, c’est justement le nom de  l'étoile la plus lumineuse de la constellation du « Grand Chien ». Regardez le ciel cette nuit, si le sommeil ne vient pas. 

Astre le plus brillant du ciel après le soleil (à ne pas confondre avec Vénus),  les Egyptiens de l'Antiquité associaient cette étoile qu'ils appelaient  « Sirius » au culte d'Isis et lui concédaient des pouvoirs surnaturels. En effet, Sirius leur apparaissait au lever et au coucher du soleil en été, ce qui coïncidait avec les crus du Nil. 

C’est ainsi que la canicule désigne aujourd’hui les pics de chaleurs. Et que les égyptiens associaient à l’eau nourricière et donc… à la vie.  

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Ce que nous pouvons en retenir : grosse chaleur = de l’eau, de l’eau, de l’eau ! 

Canicule [kanikyl] : n.f. Période de très grande chaleur de l’été ; cette chaleur elle-même (Larousse).

– Canicule /// Sirius /// Temps de chien /// Il fait vraiment très chaud ! –

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Simplement extra

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  ON AIME L'ESTHÉTIQUE DE LA DERNIÈRE CAMPAGNE CORONA EXTRA, AVEC SES COULEURS PASTEL DE SUNSET BEACH ET VAGUES DANS LE COUCHANT QUI LAISSENT RÊVEURS !

 On ne présente plus la Corona Extra, « la cerveza mas fina » brassée au Mexique par Grupo Modelo depuis 1925. 
Aucune bière n'a jamais connu un tel succès en si peu de temps.

Le produit

Une bière blonde classique et populaire, appréciée pour sa légèreté, le design de sa bouteille transparente qui ne laisse pas indifférent et… parce qu'elle désaltère ! Le morceau de citron en haut de son « long neck » (haut col) participe certainement beaucoup à cette idée « marketing », même si ce n'est plus l'usage au Mexique.

L'étiquette

Sur la Corona Extra, point d'étiquette au sens littéral du terme, puisque la « marque » et les mentions qui l'accompagnent sont directement imprimées sur la bouteille depuis 1940. Première mondiale, déjà ! Et dont on apprécie le « toucher » autrement plus chic qu'une étiquette plus classique. 

Signes et emblèmes

Les deux dragons présents sur la bouteille font référence à Quetzalcóatl (serpent à plumes de Quetzal) qui était une des principales divinités pan-méso-américaines, toujours un symbole du Mexique. La couronne quant à elle serait inspirée de celle de l'impératrice Carlota qui régna de 1864 à 1867, mais là encore, cela participe au mythe de cette marque qui ne se raconte pas ou peu, autrement qu'en campagnes marketing. 

Le packaging

Qui n'a jamais cédé à cette bouteille transparente qui truste le podium des « belles bouteilles » ? Ou à ce « pack de 6 », ouvert et totalement vintage avec sa poignée haute, et qui fait le job ! En carton de 12, c'est bien aussi. 

La signalétique

Comme l'explique un journaliste du Point en 1995, « au Mexique, la signalétique Corona Extra fait partie du paysage. Depuis la station balnéaire d'Acapulco (côte Pacifique) jusqu'à celle de Cancun (pointe du Yucatan) et depuis les sites mayas de Palenque (Chiapas) jusqu'au grand désert du Nord, l'enseigne Corona perpétue à sa façon la tradition des peintres muralistes mexicains. Dans chaque village, le Grupo Modelo paie des artistes locaux pour réaliser des fresques publicitaires adossées aux buvettes ». Un peu comme Ricard, Cinzano et Dubonnet chez nous, à une autre époque ! 

Coup Marketing

« Jacques Chirac, c'est notre meilleur vendeur », plaisante volontiers le PDG du groupe et dont la photo de l'article de Paris Match de 1995 où l'on voit le candidat à l'Élysée attablé devant la bouteille mexicaine figure en bonne place dans son bureau.« Et nous n'avons rien payé pour cette publicité gratuite ! ». Tony Blair et Lionel Jospin feront de même devant les journalistes 3 ans plus tard et tout récemment, Edouard Philippe pendant les matches des Bleus ! 

Le secret du succès ?

Vendre une bière « populaire » au Mexique comme un produit de luxe à l'étranger ! Pour le groupe — et c'est le fondateur Valentin Diez qui le disait, la cible est assumée : « nous ne cherchons pas une cliente de masse, notre cible, c'est les gens qui ont de l'argent, les jeunes en particulier ». Une règle d'or que la brasserie s'impose en vendant « beaucoup plus cher » et en ne cherchant jamais à concurrencer la bière locale bon marché. Simple. 

Les chiffres

Et c'est à cela qu'on comprend que ce produit de niche ou de luxe fait un carton dans le monde. Le voilà 4e brasseur mondial et aux États Unis en particulier (1ère bière importée, devant Heineken). En France, la marque mexicaine écoule chaque année plus de 1 million de caisses. 

Evènementiel

La marque ne manque pas d'idées, avec l'ouverture de lieux éphémères, comme la Casa Corona ouverte à Paris en avril, puis à Bordeaux en juin dernier : maison d'artistes, lieu de partage et de fêtes, l'événement a attiré 20 000 personnes dans la cité du vin par excellence, en 4 semaines seulement ! 

Et enfin...

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer donc avec modération. 
Devant la mer ou un soleil couchant. Ou potentiellement en terrasse !

– Coup de cœur /// Campagne estivale /// Sun of the Beeaaaacccchhhh ! –

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Marc au Cameroun

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  QUAND LES RÉCENTS DÉPLACEMENTS DU DIRECTEUR DE CRÉATION — ET AUSSI DIRECTEUR DE L'AGENCE — LE MÈNENT, DANS LE CADRE D'UNE MISSION D'EXPERTISE, SUR UN CONTINENT QU'IL AFFECTIONNE PARTICULIÈREMENT...

La lettre de mission était claire : « Accompagner le ministère des Finances de la République du Cameroun dans le cadre de la réforme des finances publiques et contribuer à l'amélioration de la visibilité de la Réforme et plus particulièrement à la compréhension des nouvelles directives dans un soucis de transparence. ». Pile un job pour l'agence, et pour Marc en particulier.

Un peu de contexte

Depuis 2007 en effet, le Cameroun est engagé dans une réforme des finances publiques, dont l’un des objectifs est la recherche de la performance par les administrations publiques. Devant l’ampleur des besoins d’informations et pour une bonne conduite du changement, les autorités camerounaises ont décidé d’adopter une démarche de communication structurée.

Missionnée par Expertise France, Luciole s’est inscrite dans le plan de communication déjà mis en place afin de mieux définir les outils et de réfléchir à leur forme, tant éditoriale que graphique.

Expérimenté et fin connaisseur de l’Afrique francophone, y ayant travaillé dans sa prime jeunesse — somme toute assez récemment, à une ou deux décennies près ;) —, le profil de notre directeur de création était parfait pour mener à bien la mission. Marc a ainsi eu le plaisir d’animer sur place plusieurs workshop au cours de deux déplacements successifs à Yaoundé, afin de nourrir une réflexion commune et d'identifier l’angle le plus pertinent et le plus didactique — mais aussi les mots ! — pour communiquer sur la Réforme d’une part et sur le Code de la Transparence, d’autre part.

Deux voyages, des rencontres exceptionnelles, une belle aventure.

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Carnet de voyage professionnel

À quelques heures de vol de Paris, le rythme est pris dès le premier jour de la mission et ne change pas tellement des journées de « meetings » que nous pourrions tenir ici, tant qu’on trouve des participants, une salle de réunion, un rétroprojecteur et quelques bouteilles d’eau !

Les échanges se tiennent dans un « beau français » avec moins d’anglicisme (pourtant fréquents au Cameroun) et quelques belles tournures de phrases et autres mots savants qu’on a tendance à oublier de ce côté-ci de la Méditerranée. Richesse de la Francophonie qui nous rappelle combien notre langue est vivante, quand elle est parlée dans des pays culturellement si différents !

Le « temps » à Yaoundé, et plus généralement, sur ce magnifique continent, n’est pas tout à fait le même et nécessite quelques facultés d’adaptation, quand les minutes s’allongent dans des journées trop courtes. Car on s’arrête sur de vrais sujets, pour en débattre, parfois bien plus longtemps qu’on ne l’aurait imaginé, au cours de discussions animées au cours desquelles chaque personne trouve le temps d’exprimer son point de vue.

Les échanges sont animés mais toujours courtois et respectueux, et de ceux-ci se dessinent « en direct » la trame des supports et les textes qui les composeront. Quand en France on aurait plus volontiers entendu un « Je vous envoie un Word dans la semaine ! » sous la forme d’une promesse, - parfois de gascon ;) - pour mettre un terme à la réunion !

Brief, workshop, échanges, premières recommandations, présentation de maquettes, chemin de fer, choix de papier : les grandes étapes du projet ne changent pas : on procède « step by step », avec pour seul objectif que sorte cette communication ! Et qu'importe qu’il faille 4 ou 8 semaines pour y arriver — quand on aurait pu mettre 3-4 mois en France sur une problématique similaire — , l’essentiel est que le livrable soit à la hauteur du résultat attendu. Et il le sera !

Yaoundé l'africaine

Située au centre du pays et à 250 km de Douala, capitale économique sur le Golfe de Guinée, la capitale politique camerounaise est entourée de 7 collines et c’est d’ailleurs sur le Mont Fébé, situé à quelques kilomètres du centre, qu’on court et en particulier le week-end, pour jouir de plus d’air et de vert, mais aussi pour disposer d’une vue panoramique sur cette ville de près de 4 millions d’habitants.

Les quartiers sont animés et le sont encore plus à la nuit tombée, quand à la sortie du travail on partage une bière (33 Export ou Castel), un jus de gingembre (ou de Bissap, qu’au Cameroun on appelle Foléré) autour d’un délicieux poulet braisé entre amis, ou avec les personnes sympathiques qu’on ne manque pas de croiser dans le cadre de sa présence sur place.

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On trouvera dans cet authentique morceau d'Afrique de beaux souvenirs, mais aussi moins de degrés qu’à Paris ! Du tissu, évidement, ce Wax coloré qui provient le plus souvent du Bénin (ou, curieusement, de Hollande), dont se parent les élégantes Camerounaises. Et qu'on imaginerait bien sous la forme de coussins qu’on placerait sur un canapé à l’agence, s’il y en avait un ! Pour l’apéritif, on rapportera ces fameuses arachides grillées vendues dans des bouteilles de verre — souvent de whisky — et qui vous font vite oublier le goût bien trop gras de nos cacahuètes de supermarché ! Sans oublier les mangues, les goyaves et des pamplemousses qui n’ont pas grand chose à voir avec ceux que l’on trouve sur nos marchés…

Merci à notre client de cette confiance renouvelée et à nos hôtes qui au Cameroun nous ont accueillis, toujours avec beaucoup de chaleur et de professionnalisme.

– Expertise France /// Une communication au Cameroun /// Tribulations d’un DC –

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On est les champions !

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  ON AIME NOS COULEURS NATIONALES LORSQU'ELLES SONT PORTÉES ET DÉFENDUES PAR LES BLEUS, ET PARTICULIÈREMENT CES DERNIERS JOURS. MAIS EN SOMMES-NOUS FIERS AU POINT DE NOUS LES APPROPRIER DANS NOTRE QUOTIDIEN ?

Cette fascination pour le football à partir des quarts de finales est parfaitement légitime et, comme tout citoyen de tous ces pays présents sur la pelouse moscovite, on défend notre équipe et donc nos couleurs, même sous une pluie battante sur une pelouse russe. 

Le bleu-blanc-rouge est partout : des drapeaux qu'on agite au maquillage tricolore (en rupture de stock depuis les quarts de finale) que beaucoup d'entre nous portent avec la fierté et l'assurance d'un Sioux et ses peintures de guerre. Nous passerons rapidement sur les packagings de pizza et autres produits dérivés, moins glamours.

Mais curieusement, en dehors de ces épisodes sportifs internationaux, nous cultivons une certaine distance avec nos couleurs et notre drapeau, comme si on s'obligeait à les rattacher à des usages limités ou « autorisés ». Qu'il s'agisse de l'État, des militaires, des partis politiques (qui pour certains ont un vrai problème avec ça : bleu-blanc-rouge = droite ? Et puis quoi encore !). Et bien sûr, à une tradition footbalistique voire sportive au sens large dès lors qu'on sort de nos frontières. 

Le bleu-blanc-rouge n'est pas vraiment tendance s'agissant de mode ou de design, comme nos voisins cultivent leurs couleurs avec plus de simplicité : les Anglais portent l'Union Jack avec fierté, qu'il s'agisse d'une paire de chaussettes ou de Converse, d'un polo, d'une coque d'iPhone ou d'un réfrigérateur Smeg et jusqu'au toit d'une Mini trop stylée, comme dirait un « Millenial » avec ses mots à lui. Ou d'un bouchon de baignoire aux couleurs de la Grande-Bretagne (vu sur Internet).

Idem chez nos voisins italiens. Les couleurs de ce pays latin se déclinent sans la moindre gêne et avec une charmante arrogance toute italienne : cafetière italienne, mobilier, liseré vert-blanc-rouge sur une Fiat 500 en série limitée, mais également chez Smeg, qui décline une version italienne de son célèbre frigo vintage. Et bien sûr, dans la mode.

Chez nous, c'est plus compliqué et c'est d'ailleurs assez étrange. Pas de Twingo au toit bleu-blanc-rouge, ni de grille pain tricolore. Un gilet ou un petit haut taillé dans un drapeau ? Mais vous n'y pensez pas ! Et si d'aventure il fallait porter des boutons de manchettes cocarde, il y aurait bien quelqu'un dans son entourage pour trouver ça louche — Il vote qui lui déjà ? — Soupir… Chez Smeg, le réfrigérateur bleu-blanc-rouge a bien été édité en série limitée, mais l'a-t-on déjà vu dans un magazine de décoration ? 

Profitons de cette descente des Champs Elysées parés dans nos couleurs de vainqueurs ! Puisse ce mouvement populaire, dans toute la beauté du terme, nous permettre de défendre la marque France, non comme des protectionnistes invétérés que nous ne sommes pas — nous accueillons près de 70 millions de touristes l'été dans notre beau pays — mais plus volontiers comme ce beau coq gentiment bruyant en particulier hier soir ! Ne dit-on pas « fier comme un coq » ?

– Bleu-blanc-rouge /// On est les champions ! /// Sujet de chromologie et question de marque /// Marque France –

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Branding & territoires

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OÙ PARTIREZ-VOUS EN VACANCES ?

 

Quand le thermomètre vient nous rappeler chaque jour que nous sommes au cœur de l'été, certains d'entre nous préparent déjà leur(s) valise(s) en prévision de leur plan estival. Familiale, en solo ou entre amis, en bord de mer ou « into the wild », sportive, culturelle, ou un peu de tout à la fois, la destination miroitée depuis plusieurs mois commence à sérieusement prendre forme !

D'autres, plus rares, attendront la dernière minute pour savoir où ils partent, en fonction des opportunités qu'offriront les agences, les compagnies, les comparateurs et consorts. 

Secteur vital de l'économie de très nombreux pays, le tourisme est soumis à une forte concurrence. Pour donner une petite idée de la valeur du secteur, les recettes liés au tourisme en 2016 en France représentent à elles seules la coquette somme de 34,37 milliards d'euros, la plaçant en 5e position mondiale dans ce domaine ! 

On comprend ainsi l'intérêt majeur pour les villes et les pays de développer leur stratégie de marketing territorial afin de promouvoir leurs territoires et de valoriser leurs atouts. Dans le cadre de cette stratégie, la mise en valeur de l'attractivité passe aussi par un travail de branding et de création ou de refonte d'identité visuelle pour influencer et impacter autrement les perceptions et l'imaginaire. 

En voici quelques exemples. 

« Logos and branding are so important.
In a big part of the world, people cannot read French or English—but are great in remembering signs. »
Karl Lagerfeld

Quand le Bélize ou l'Australie se démarquent par leur animal totem, original et endémique, avec des couleurs joyeuses, "tutti frutti" exotiques, qui laissent imaginer un dépaysement merveilleusement coloré…

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D'autres, comme les Maldives ou la Roumanie refondent leur logo en faisant disparaître les festivités, le soleil, la mer ou les montagnes pour se positionner sur des vacances « nature », symbole de ressourcing, de patrimoine naturel, avec des signatures comme "the Sunny side of life" à un « Always natural" par exemple.

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Le Pérou quant à lui renforce la dimension culturelle et renvoie l'imagination vers la découverte d'une civilisation mythique, en utilisant très clairement le symbole mystérieux de la spirale laissé par les Incas sur les sites antiques, destiné à nous aspirer dans un autre monde !

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La Russie puise quant à elle dans son héritage culturel en choisissant de se dévoiler sous des formes hautement artistiques, plutôt modernes et branchées, qui n'est pas sans rappeler le constructivisme, mouvement de l'avant-garde russe, qui incarnait alors la modernité.

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En amoureux de la typo et plus particulièrement helvétique, nous décernons un petit coup de cœur pour le logo de Zurich refondu en 2017, avec un design graphique au plus près de son ADN graphique. Une typo helvète, la Zurich Haas Grotesk Round. Point.

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En revanche, que dire des logos de la Malaisie lancée en 2018 et de Kuala Lumpur, en 2016… qui nous laissent sans voix… ?

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– Branding & Territoires /// Des logos attractifs. –

À 1H DE PARIS

ET SI VOUS PARTIEZ BEAUCOUP MOINS LOIN ?

C'est le pari audacieux qu'a fait la ville de Tours (en Touraine !), avec une campagne d'affiches très remarquée dans le métro parisien ces jours-ci, destinée à « donner un coup de pouce à la fréquentation touristique de la région ». 
« Tours l'inattendue », du nom de la campagne, avec des beaux visuels colorés, clin d'œil aux campagnes d'Air France ou de la Riviera d'une autre époque, mais dans un style finalement assez intemporel, dont on ne se lasse pas.

À QUELQUES HEURES

À L'OUEST DE PARIS

Attirer le Parisien en se moquant un peu (ouvertement) de lui… ça marche à tel point que la campagne a été primée en 2017 par Cap'Com !

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L'Aurore, un nouveau think tank

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 LANCÉ OFFICIELLEMENT VENDREDI DERNIER DANS LES SALONS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE, L'AURORE EST UN TOUT JEUNE THINK TANK, RÉPUBLICAIN ET PROGRESSISTE.

 

Avec ce projet né le 29 juin dernier mais mûri depuis plusieurs années, Gilles Clavreul — ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), cofondateur du Printemps Républicain — croit à la nécessité d’entreprendre un travail intellectuel de fond et de porter le regard loin.

Pour Jean Glavany son président, il s’agit d’un lieu de réflexion qui répond à « une nécessité de travailler pour nourrir le débat d’idées et de réflexions », loin des petites phrases et autres tweets très spontanés. « L’Aurore, vient du journal dirigé par Clemenceau, mais surtout du besoin de travailler sur le fond et doter le débat public, loin de l’émotion et du spectacle ».

L’aurore est un think tank indépendant : il n’est affilié à aucun parti, aucune personnalité, ni aucun organisme public ou privé. Son seul agenda est de nourrir le débat d’idées. Pour redonner souffle et ambition au modèle républicain.

Une communication exclusivement « textuelle »

Approchés par son fondateur il y a quelques mois, nous nous sommes investis avec beaucoup d’intérêt dans cette demande assez particulière — il ne naît pas un think tank tous les jours ! — car il s’agissait de créer une identité visuelle qui puisse bien sûr répondre à la demande et porter l’ambition de ce projet, mais avec cette idée de ne trop en faire, fidèles que nous sommes au fameux « Less is more » de Mies van der Rohe. Mais suffisamment pour susciter l’intérêt des lecteurs et futurs visiteurs du site, sans jamais que la graphisme ne prenne le dessus sur le message. Nous souhaitions, en substance, que le fond domine la forme afin que les mots soient plus forts que l’image que l'on peut leur adjoindre !

Mais comment illustrer ces idées et ces textes parfois longs, sans tomber — comme d'autres think tank — dans la quête d'images à la symbolique et au sens discutable, tant les sujets sont pointus, dans des banques iconographiques, souvent américaines ? On connait la force de l’image, et c’est d’ailleurs bien tout le problème quand l’ambition de L’Aurore est de diffuser « des mots » réfléchis et bien ordonnés.

Assez rapidement l’idée s’est imposée que les mots pouvaient devenir « image(s) » — qui suit un peu l’agence connait notre amour de la typo — pour apporter, par le travail typographique des titres et des textes, l’essentiel de ce vocabulaire composé exclusivement de lettres. Point d’image ni d'illustration : les « gris typographiques » jouent avec les blancs pour créer un univers singulier, reposant pour l’œil qui peut ainsi se focaliser sur le fond.

Un juste retour aux fondamentaux, quand la presse quotidienne ne jouait justement qu’avec les lettres de plomb pour monter ses « Unes », à l’image du célèbre « J’accuse » d’Émile Zola à la Une de L’Aurore, un 13 janvier 1898 dans ce journal créé par Georges Clemenceau et dont le jeune think tank assume totalement la référence.

Porter haut les messages

Outre un site internet destiné à devenir une bibliothèque d’idées, de réflexions et de contributions, et les quelques images sur les réseaux sociaux, Luciole a imaginé une plaquette de présentation au format poche, imprimée sur une antique presse Letterpress de chez Heildelberg afin que les caractères — exclusivement noirs — marquent la matière de leur empreinte, comme nous souhaitons à L’Aurore de marquer les esprits de ses mots !

Et si Luciole aura très modestement contribué à habiller graphiquement ce club intellectuel de haut vol, il semblerait que les bonnes fées se soient déjà penchées sur L’Aurore, si on en croit les données statistiques du week-end. 48 l’heure après son lancement, L’Aurore est suivi sur Twitter par près de 1 500 abonnés ! Joli score qui confirme la pertinence de réflexions de fond et l’attente qu'elles suscitent, dans un monde qui va vite et où les médias relaient sans cesse le moindre écart de langage, quand on aimerait qu’on nous parle plus souvent de belles et grandes idées.

Amoureux des mots, des belles idées et de la typographie, nous ne pouvons que saluer ce lancement et encourager une telle initiative. Et remercier les fondateurs de L’Aurore de cette précieuse confiance qu’ils nous témoignent.
www.laurorethinktank.fr

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Les Hlm, terre d'innovations

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 CONSTRUIRE LES CONDITIONS DU BIEN-VIVRE ENSEMBLE, DÉCONSTRUIRE LES CLICHÉS ET LES PRÉJUGÉS.

Depuis samedi et jusqu'à dimanche prochain se déroule la Semaine nationale des Hlm, le grand rendez-vous annuel du Mouvement Hlm qui rassemble l'ensemble des acteurs du logement social ainsi que leurs habitants, autour de nombreux événements qui ont lieu partout en France : portes ouvertes, débats, expositions, concours, ateliers, inaugurations, visites…

Pour sa 6e édition sous le thème "(d)es Hlm, Terre d'innovations", le Mouvement Hlm a souhaité mettre en lumière le rôle central que joue le logement social dans le développement de l'innovation dans les territoires urbains comme ruraux. Des innovations inspirantes et engagées que les organismes Hlm partageront auprès des différents publics, qu'elles soient bien naturellement sociales, mais aussi techniques, économiques, architecturales ou bien organisationnelles.

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Conception graphique

Afin d'illustrer le thème phare de cette Semaine, nous avons eu le plaisir de faire appel à Benoît Challand, un artiste illustrateur 3D talentueux, qui a savamment su intégrer les innovations promues et écrites au pluriel au sein de l'habitat social : potager participatif et espaces de jeux, lieu d'expérimentation et atelier "fab lab", aménagement intérieur agréable et fonctionnel qui ouvre les espaces, boutique et commerce de proximité, logement accessible, mixité culturelle et transgénérationnelle… toutes ces nouvelles formes d'habiter et de vivre ensemble que soutient et développe très concrètement le Mouvement Hlm.

Côté brochure, dans l'esprit de notre visuel d'affiche, nous avons choisi de retranscrire le volume des cubes colorés au moyen d'un jeu de découpes en aplat. Le travail des blocs en différents formats nous a permis de présenter chaque partie de manière lisible, pour créer un programme ludique et didactique.

En vue d'optimiser le déploiement des différents supports de la Semaine nationale sous une identité visuelle unique et cohérente, des supports nationaux mais aussi des gabarits dédiés à l'ensemble des organismes locaux ont été diffusés afin que tous puissent collectivement et individuellement s'approprier l'événement.

Les supports déclinés : affiche, cart'com, invitation, kakémono, annonce presse, présentation PowerPoint, habillage du site, bannière web.

Vous avez donc une semaine pour découvrir les initiatives et les aménagements d'aujourd'hui et de demain, qui s'inventent et se réinventent pour un monde chaque jour plus inclusif.

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– Union Sociale pour l'Habitat /// Mouvement Hlm /// Semaine nationale des Hlm /// Du 23 juin au 1er juillet 2018 /// Conception graphique –

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Tirer la ville vers le haut

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  "LA VILLE RESPONSABLE ET DURABLE EST EN CONSTRUCTION.
ET ELLE SE RENOUVELLERA PAR LE HAUT.

Spécialiste multi-métiers, UPFACTOR est une structure de conseil indépendante spécialisée dans la surélévation de bâtiments et l'optimisation financière. Lauréate PM'UP en 2017 et soutenu par Cap digital, elle a conçu une technologie numérique innovante qui explore, détecte et analyse à grande échelle le potentiel de valorisation du patrimoine aérien grâce à la smart data, lui permettant d'industrialiser l'identification du potentiel foncier de nos villes.

Start-up en pleine croissance et portée par deux fondateurs particulièrement dynamiques et ingénieux, UPFACTOR a fait appel à l'agence pour la création de son identité visuelle et la conception de ses premiers outils de communication.

Conception graphique

Le logotype est composé d'un jeu de découpes typographiques et d'un signe visuel représentant un bâti tiré vers le haut par la pointe de la flèche. 
Cette pointe déployée en motif dans l'univers graphique est un repère distinctif qui exprime le travail de valorisation et d'augmentation de l'espace par la verticalité. 
Les caractères en construction expriment quant à eux le processus de transformation, sans destruction, ni déconstruction du bâti, dans le respect d'une architecture verticale respectueuse et harmonieuse.  

Afin d'accompagner UPFACTOR dans son développement, nous avons eu le plaisir de lui créer les premiers outils de communication qui composent sa toute nouvelle vitrine, comprenant la conception d'un site web, d'une plaquette et des supports bureautiques et papeterie.

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– UPFACTOR /// Identité visuelle /// Conception graphique –

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Le chemin de fer

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  " TGV ANNULÉ, TRAIN BONDÉ ? RIEN DE TEL QU'UN SUJET LÉGER SANS LE MOINDRE RAPPORT AVEC LA SOCIÉTÉ NATIONALE DU MÊME NOM OU LE CHEVAL DE FER D'UN BON VIEUX WESTERN.  "

Le chemin de fer est, en presse comme en édition, un indispensable outil de partage pour l’équipe en charge du journal, du magazine ou de la publication en cours de réalisation, qu’il s’agisse d’une plaquette ou d’un rapport d’activité.

Une précieuse représentation visuelle

Composé d’un alignement des pages en réduction (les « vignettes » de pages), il est une représentation visuelle d’un ouvrage qui offre une vue d’ensemble du support et permet de placer ou de déplacer les pages afin que chaque sujet trouve sa juste place, selon des calibrations* établies en amont.
Si dans les rédactions il est généralement « fixe » car les rubriques y ont une place attitrée d’un numéro sur l'autre, il n’est pas rare qu’il soit boulversé et bousculé par le traitement d’un sujet majeur d’actualité qui viendrait imposer le passage « au marbre* » de quelques pages déjà montées.

Quand le chemin de fer tient la route…

En agence de communication et chez Luciole en particulier, le chemin de fer trouve toute sa place dans nos « reco » d’édition, car il répond souvent à une préconisation très visuelle de la future organisation et structuration du document tel qu’il a été imaginé par l’équipe créa et les concepteurs rédacteurs.
Et accessoirement, il permet d’avoir une approche très pragmatique sur l’organisation du support en fonction des contenus prévus, ce qui permet de gagner un temps précieux plutôt que de débattre sur la meilleure méthode pour faire rentrer un texte trop long dans une maquette qui ne s’y prête pas et sans toucher au corps* du texte courant*…

Dans la forme ?

Si certaines rédactions affichent un « wall », long mur visible de tous sur lequel sont épinglées les pages au fur et à mesure de leur achèvement, il prend chez nous la forme d'un grand visuel numérique au format A3 que l’on partage en PDF avec nos clients, qu’il s’agisse d’un World ou d’un bon vieux Excel ou d’un chemin de fer plus poussé, plus visuel et donc plus chic, sur In Design. Le logiciel d’Adobe possède d’ailleurs une fonction d’affichage ad’hoc qui permet d’éditer en mode « chemin de fer » la publication sur laquelle on travaille. Très utile pour qui souhaite disposer à tout moment d’une « helicopter view* ».

Un dessin à main levée

Il n’est pas rare de faire appel à cet outil en rendez-vous ou en workshop, quand on veut avancer plus concrètement sur une problématique de pagination. Un crayon, du papier et nous voici armés pour repenser l’organisation d’un document en co-construction avec le client, et à la main s’il vous plait ! Une méthode qui présente l’avantage de remettre sur les rails un projet qui, parfois, peine à trouver son chemin, à défaut d’aller dans le mur. Car le chemin de fer est une matrice bien utile derrière laquelle les esprits s’apaisent, quand il s’agit de faire rentrer tous les sujets, textes et images dans un format contraint et une pagination définie.

La table de 4

Enfin, il ne sera pas inutile de rappeler qu’en édition, il convient de maitriser sa table de multiplication par 4. Car la pagination dans une brochure s’exprime par multiple de 4, pour des raisons mathématiques de « brochage » : pour « piquer » (ou agrafer) les cahiers, les pages doivent toujours comporter… un pli ! Il est donc impossible d’ajouter « 2 pages » (une feuille recto-verso), sauf à choisir une autre technique de reliure, ou à prévoir ces deux pages en rabat de couverture pour retomber sur ses pieds ! 

Un outil à ne pas négliger

Pour qui veut penser ses supports d’édition de manière efficace et disposer d’un outil facile à partager, le Chemin de fer est de ceux là. Car outre le recul qu’il offre sur les contenus et leur articulation, il permet également au fil de l’édition de mesurer l’avancement des pages pendant les phases d’écriture, de mise en page et de relecture, jusqu’au Bon à Tirer.

*Si ces termes barbares inconnus ou totalement mystérieux pour vous, il n’est jamais trop tard pour en apprendre plus et tout connaitre de nos métiers. Contactez-nous, nous serons heureux de vous mettre le pied à l’étrier.

– Édition /// Expertise /// Chemin de fer /// Méthodologie –

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Un rapport énergique

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  " 2017 A ÉTÉ UNE ANNÉE DE TRAVAIL INTENSE "

Créé en 2006 en vue de l’ouverture à la concurrence des marchés du gaz naturel et de l’électricité, le Médiateur national de l’énergie a pour missions de proposer des solutions amiables aux litiges avec les entreprises du secteur de l’énergie et d’informer les consommateurs de leurs droits.

Près de 11 ans plus tard, "jamais les litiges que nous avons reçus n’ont été aussi nombreux ; ces quelques 15 000 litiges dont nous avons été saisis représentent une hausse de 19% par rapport à 2016. […] Dans un contexte de concurrence accrue, les opérateurs ont redoublé d’imagination afin d’agrandir leur portefeuille de clients, certains recourant à des pratiques commerciales trompeuses ou déloyales." Jean Gaubert, médiateur national de l’énergie.

À l’occasion de la conférence de presse organisée mardi dernier par le Médiateur et très attendue par les médias mais aussi par tous les différents acteurs du secteur, le rapport d’activité 2017 a été dévoilé, présentant l’activité de l’institution sur l’exercice écoulée et surtout les réflexions et des prises de position fortes, symbolisées cette année par des "cartons rouges".

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Car le rapport d’activité du Médiateur n’est pas un rapport institutionnel comme les autres. Il est conçu pour être un outil que l’on consulte et que l’on utilise, dont on corne la page et qu’on annote.

En ouvrage de référence dans le secteur de la consommation d’énergie, il dresse un véritable bilan et dépeint un nouveau marché, très dynamique, qui intègre une pluralité de profils et d’intérêts différents.

Structuré cette année autour des différents acteurs du secteur, le design graphique et éditorial fait la part belle aux prises de parole de personnalités extérieures ainsi qu’à l’incarnation du Médiateur dont la représentation a donné lieu à un beau reportage photo in situ qui met en lumière ces femmes et ces hommes qui s’engagent pour informer, conseiller et protéger le consommateur.

Chaque chapitre est rythmé par de multiples rendez-vous de lecture clairs pour une meilleure lisibilité : focus, chiffres-clés, cas concrets, interviews et cartons rouges.

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Tout en élégance et en sobriété, le millésime 2017 s’inscrit dans le prolongement de sa collection par son format, mais sait se mettre en lumière, grâce à une légère et jolie surbrillance qui ne laisse pas indifférent.

– LE MÉDIATEUR NATIONAL DE L’ÉNERGIE /// RAPPORT D’ACTIVITÉ 2017 /// CONCEPTION GRAPHIQUE –

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Destination Helsinki

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 UN NOUVEL ÉTENDARD POUR UNE CAPITALE AU TOP DES CLASSEMENTS DES VILLES OÙ IL FAIT BON VIVRE.

 

Dans le cadre d'une compétition accrue entre les métropoles européennes mais aussi mondiales, comment une ville peut-elle tirer son épingle du jeu pour attirer qui des touristes, qui des investisseurs et des entreprises, qui des étudiants et de nouveaux résidents ?

À cette problématique, la réflexion sur l'image et la perception qu'offre la ville au monde sont essentielles.

À côté des plans fiscaux, des stratégies de développement et d'aménagement du territoire, des soutiens économiques aux quartiers d'affaires, aux entreprises, aux institutions ou aux associations culturelles, la stratégie de marque territoriale– car c'est bien de cela qu'il s'agit – repose aussi pour beaucoup sur la qualité et le cadre de vie ; des valeurs, aussi toutes subjectives qu'elles puissent être, qui seront véhiculées par l'identité visuelle de la ville, véritable blason du territoire.

Parallèlement à ses réformes en profondeur de l'organisation de la ville, Helsinki a choisi de repenser et redessiner son identité de marque territoire, qu'elle a voulu littéralement plus "fraîche", moderne et intemporelle, tout en préservant son passé et son patrimoine de marque.

Un brief client au défi complexe que l'agence finlandaise Werkling a réussi à relever, et plutôt haut la main.

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UNE IDENTITÉ PROCHE DE SES ORIGINES HÉRALDIQUES

Jusqu'à présent, la capitale finlandaise n'avait pas d'identité de marque uniforme, chaque département ou service de la ville disposant de sa propre identité et logo.

Basé sur les armoiries traditionnelles d'Helsinki, le nouveau logotype "Helsinki" vient unifier l'identité de marque de la ville afin que les différentes actions – qui auparavant pouvaient sembler hétérogènes – gagnent en efficacité, en clarté et en impact. Conçu pour s'adapter à tout contenu, l'« écu »  s'ajuste selon les différentes versions linguistiques du logo.


Le motif d'« onde », également présent dans l'ancien blason, se restylise et sort de son cadre, pour devenir un nouvel élément graphique ludique, offrant une nouvelle dynamique, marquant la dualité entre une marque institutionnelle et un emblème joyeux de ses habitant, avec une palette de couleurs qui ont toutes en commun d'être très familières des Helsinkiens : vert-coupole ou vert-tramway, orange-métro, bleu-brouillard ou bleu-bus…

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UNE CAMPAGNE PROCHE DE SES HABITANTS

Déployée l'été dernier en même temps que le Flow Festival d'Helsinki, cette identité a été accompagnée d'une campagne stratégique très intéressante, digne d'un guide de voyage participatif, doublé d'une véritable plaidoirie en faveur de la ville : My Helsinki.

Récompensée "Best Citizen Engagement 2017" par la City Nation Place Awards, cette campagne a permis à ses habitants de devenir les ambassadeurs de leur ville, en recommandant leurs sites préférés, leurs bons plans, leurs activités, toute l'expérience pour vivre comme un vrai Helsinkien. Chacun pouvant aller de son anecdote pour expliquer pourquoi Helsinki est un lieu de vie si merveilleux !

Des paroles subjectives, certes, mais qui semblent bien s'ancrer dans une réalité de vie ! En 2018, Helsinki a été classée en tête de la catégorie "Cohésion sociale" selon l'indice international Cities in Motion quand Paris arrive quant à elle qu'en 87e position… Cet indice intègre différents indicateurs, tels que la mortalité, la santé, le chômage, la parité, ou encore le bonheur ! CQFD.

– Destination Helsinki /// Branding territorial /// Marketing territorial –

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Paris-Orly a 100 ans

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 PARIS-ORLY TIENT UNE PLACE À PART DANS LE CŒUR DES PASSAGERS ET PARMI EUX, DES FRANCILIENS QUI RÉGULIÈREMENT PRENNENT L'AVION AVEC DES ATTENTES QUI NE SONT PLUS CELLES D'UNE ÉPOQUE OÙ CE TEMPS PASSÉ DANS UN AÉROPORT ÉTAIT VÉCU COMME UN VOYAGE EN SOI. MARTINE PREND L'AVION EST PASSÉ PAR LÀ, ET PAR ORLY EN PARTICULIER.

C'est un peu ce que nous raconte Orly, cet aérogare "moderne" inauguré par Charles de Gaulle mais qui n'en porte pas le nom, qui trouvait une place de choix dans les films avec Jean Gabin, Alain Delon et consorts... D'abord en noir et blanc avec quelques mythiques avions à hélices, du DC3 au magnifique Super Constellation, avant que la couleur ne vienne raviver la livrée des premiers "jet", 707 en tête, dont descendaient Audrey Hepburn, Fernandel, Simone Signoret ou Jacky Kennedy, sous les flashs crépitants des "photo-reporters".

La démocratisation du transport aérien a fait pousser des ailes aux architectes talentueux d'ADP (Paris Aéroport, de son nom actuel) qui ont trouvé plus au nord de Paris un nouveau terrain de jeu, symbole de la folie des grandeurs, de perspectives de halls tout en longueur et haut de plafond, et autres "prouesses" du béton roi et plus récemment, du verre grand format.

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On a cru qu'Orly allait dépérir, avec son image vintage, ses façades, ses couleurs et ses lustres "seventies" et les grandes compagnies qui l'ont peu à peu délaissé, abandonnant cet aéroport "trop petit" au profit d'un Paris CDG et ses 3 terminaux symboles de la conquête du ciel.

Air France y a néanmoins conservé son "court courrier" et sa Navette à "Ouest", tandis que la jeune et insolente Easy Jet a pris ses quartiers à Orly-Sud, dans un terminal historique (presque) laissé à l'abandon, dans cet aéroport de second rang partagé avec les Tours Opérateurs, les compagnies low cost, des compagnies méditerranéennes de petites capacités comme Air Maroc, Air Tunisie mais aussi Aigle Azur, illustre compagnie française. Ou plus récemment par la première compagnie à proposer des vols Paris - New-York exclusivement en classe affaire !

Quelques rénovations et autres grands projets plus tard — et il n'en manque pas, avec l'arrivée de deux lignes de métro et du TGV dans quelques années — notre aéroport historique se maintient dans la course avec une certaine insolence. Curieusement, ce sont les passagers qui y sont les premiers attachés, fréquentant avec plaisir les aérogares à taille humaine d'Orly Sud et Ouest, et bientôt un terminal flambant neuf qu'on appelle "Jonction", car il est destiné à relier les deux bâtiments historiques.

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Qui fréquente Orly avec assiduité s'y attache, non pour des raisons culturelles ou nostalgiques d'une lointaine époque qui faisait rêver, mais peut-être parce que l'on s'y sent bien, proche de chez soi. Les trajets sont courts, les boutiques plus accessibles que ne le sont celles des aéroports "internationaux", mais aussi par les rencontres avec toutes ces personnes passionnées qui y travaillent avec coeur et qu'on sent véritablement attachées à "leur ville-aéroport".

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Et quand on aiguise sa curiosité, on découvre à Orly quelques joyaux qui invitent d'ailleurs quelques usagers de cette "galerie commerçante" à s'y rendre sans prendre l'avion, entre les habitants des environs qui y trouvent leurs capsules Nespresso, ou quelques autres prêts à venir de plus lion pour faire leurs emplettes chez Victoria Secret, seule boutique en France de la marque américaine de dessous féminins (Orly Ouest, en zone publique).

Pour quelques initiés qui connaissent les lieux sur le bout des doigts — et votre serviteur en est ! — il y a aussi cette magnifique terrasse de verdure (avec de la vraie pelouse !) qui coiffe le toit d'Orly Sud avec vue plongeante sur le tarmac et admirer quelques beaux levers de soleil, un café à la main avant un vol ou un shooting photos. À Orly-Sud toujours, on optera pour CUP, un concept-restaurant qui a fière allure avec ses immenses baies vitrées et sa cuisine de bistrot revisitée. 

À l'agence, nous aimons Orly et nous y avons réalisé quelques belles images, en particulier pour le Groupe ADP à qui nous avons proposé Vincent Bourilhon, jeune et talentueux photographe dont on retrouvera beaucoup de ces images dans ce très beau livre des éditions La Martinière, que nous serons très heureux d'offrir au lauréat de notre petite tombola ! 

L'auteur : journaliste à France Info et France Inter, Frédéric Beniada est aussi écrivain et pilote. Spécialisé en aéronautique et défense, il s'occupe notamment sur France Info de l'émission "Chronique du ciel".

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– Paris-Orly /// 100 ans /// Vincent Bourilhon –

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Villes et villages fleuris

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 C'EST UNE HISTOIRE "PROVINCIALE" COMME ON LES AIME, AVEC DES PETITES PLACES FLEURIES, DES GÉRANIUMS ACCROCHÉS AUX FENÊTRES DES MAISONS ET DES PARCS SÉCULAIRES OÙ IL N'EST PAS RARE DE CROISER UN COUPLE DE MARIÉS POSANT DEVANT LE PLUS BEAU MASSIF.

On connaît tous cette enseigne jaune intemporelle à l’entrée de nos 4 845 villes et villages (sur un total de 36 000 communes), avec sa ou ses fleur(s) rouge(s) qui récompense(nt) depuis bientôt 60 ans l’engagement de la municipalité et de ses administrés en faveur de lieux de vie où il fait bon vivre, qu’il s’agisse de fleurs (historiquement), mais aussi d’une démarche plus large autour de l’accueil, du développement durable et de la qualité de vie.

Cet emblématique panneau changera bientôt, par petites touches – qu’on appelle "lifting" mais sans la dimension péjorative de l’éternelle jeunesse d’un visage tiré à un point qu’il en devient ridicule ;) –, ou de manière plus radicale mais c’est assez peu probable, car l’identité des Villes et Villages fleuris est (re)connue par déjà 95 % des Français interrogés !

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C’est dire comme ce "concours", qui n’en est plus un à en juger par le cahier des charges très précis et qui n’est plus destiné à mettre les communes concernées en compétition mais à les accompagner dans la valorisation de leur territoire, est connu. Né dans les années 20 avec un premier concours des "gares fleuries" quand le rail venait lacérer nos campagnes et nos villages, les Villes et Villages fleuris est devenu une institution en 1959 sous la forme d’une association animée par des élus engagés, sous la tutelle de ministère de Tourisme.

On pense intuitivement à Honfleur ou à tous ces charmants villages et autres "petites villes de province" que nous traversions enfants, le nez collé à la fenêtre de la voiture familiale. Derrière cette image d’Epinal pavoisent aujourd’hui des villes qu’on ne soupçonnait pas, si on prend la liste des dernières communes "4 fleurs", de Calais à Lyon, en passant par Douai et Vaux-Villaine.

Un label stratégique pour les communes et leur maire, qui participent ainsi à (re)créer de l’adhésion et un sentiment de fierté chez leurs administrés. Pour bien comprendre cet enjeux, citons à titre d’exemple Vélizy-Villacoublay et Aulnay-sous-Bois, deux villes parmi les 20 communes dotées de "4 fleurs" en Île-de-France et qui chaque année consacre un budget significatif à l’embellissement de leur ville selon des critères très précis, quand plus spontanément on aurait cité Versailles ou Le Vésinet (4 fleurs également).

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Toujours proche de l’identité de marque et de la communication territoriale, Luciole fait partie des 3 agences short-listées et qui planchent déjà sur ce magnifique brief dans lequel on retrouve les meilleurs ingrédients : patrimoine de marque, couleurs et panneaux très installés, choix typographiques, rayonnement national, cible ultra-large et sentiment de "toucher à une France qu’on aime", celle de nos villes et villages fleuris avec leurs boucheries, boulangeries et autre maisons de la presse immortalisées par Raymond Depardon.

L’enjeu n’en est pas moins complexe, car on n’est pas forcément là pour renverser la table et si on le fait, il faudra convaincre et en assumer les conséquences lorsque ces nouveaux panneaux remplaceront peu à peu les anciens dont la charte graphique remonte à près de 40 ans ! Ne touche pas à la notoriété d’une identité qui veut.

Un défi auquel nous allons nous atteler avec bonheur, face à de deux agences talentueuses dans le cadre d’une compétition loyale et transparente, et qui comme nous, nourriront leur reco de fleurs et autres éléments de nos villes et villages.

Résultat d’ici l’été.

– CONSEIL NATIONAL DES VILLES ET VILLAGES FLEURIS /// REFONTE DE L'IDENTITÉ VISUELLE /// DITES-LE AVEC DES FLEURS –

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De la réclame comme on l'aime

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 À L'HEURE DES LONGUES DÉMONSTRATIONS ET DES ANNONCES PRESSES À RALLONGE AVEC DES CLAIMS LONG COMME LE BRAS ET AUTRES MENTIONS LÉGALES DONT LA VOCATION CONSISTE À NE PAS PRENDRE AUCUN RISQUE AVEC LE CONSOMMATEUR EXIGEANT ET AVERTI, QUOI DE PLUS SAVOUREUX QU'UN... BON POT DE RILLETTES ? 

Bordeau Chesnel se lache et s'amuse, et on en vient même à redécouvrir ce produit de supermarché dont on était loin de se douter qu'il fut presque aussi bon que la rillette prétendument maison de son boucher. Et pourtant...

Cette newsletter hebdomadaire — que vous êtes si nombreux à suivre et nous en sommes très heureux —n'ayant aucune vocation gastronomique ou culinaire, même si on espère vous faire saliver de temps à autre avec quelques images, nous ne nous étendrons pas sur la qualité gustative de cet indémodable produit (depuis 1922), pour nous concentrer sur sa « Com ». Et, avouons-le, elle est bonne !

C'est sur mobile — l'Apps de l'Express, toute nouvelle, toute belle — qu'on a découvert ce visuel d'une simplicité élémentaire et c'est d'ailleurs très malin, car qui lit vraiment les messages des écrans interstitiels qui précèdent tout contenu d'actualité ? Et qui ose cliquer sur les dites pubs, sauf par erreur lorsqu'on vise mal avec le doigt la très petite « croix » en haut à droite ?

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On a donc testé, juste pour voir. Et là, surprise : il s'agit bien d'une landing page, comme on pouvait s'y attendre, mais on y atterrit comme sur une piste abandonnée au milieu de la Sarthe, sans comité d'accueil ni aérogare de transit vers un énieme contenu qui nous raconterait les secrets de fabrication du produit et nous inviterait à télécharger un coupon de réduction de 2€ à valoir sur un prochain achat ! Pas de « call to action » et pas même un lien de redirection vers le site « consumer ». 


C'est « juste » une page, qui ne dit pas autre chose que là pub précédente, à quelques mots près (330 signes espaces compris, on les a comptés ! Autrement dit, mange ta rillette et cesse de poser des questions, puisqu'on te dit que c'est bon ! D'ailleurs on ne le dit pas, c'est à nous de le déduire. Pas con. 

Chapeau bas à l'agence qui se cache derrière cette campagne maline et amusante, aussi efficace qu'une bonne vieille réclame comme on trouvait sur les murs à l'entrée des villages le long de la route (Du bon, Dubonnet ! S'il fallait n'en citer qu'une) et qui a poussé la démarche jusqu'à son paroxysme. Toutes nos félicitations à l'annonceur et au vaillant Directeur Marketing qui a osé prendre le risque de jouer totalement le jeu, quand il aurait pu réclamer (!) de voir figurer bien d'autres éléments sur son visuel ou on ne sait quel formulaire sur le site « one page » qui pour une fois porte bien son nom. Aucun lien, juste un texte « c'est vraiment tout » et un petiot logo. Bravo. 

Demain, c'est férié. On sort le panier, la nappe à carreau, une baguette et un pot de rillette. Car il n'y a finalement pas plus sain…

 

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