Comment

On est les champions !

LUC-Newsletter#158.jpg

  ON AIME NOS COULEURS NATIONALES LORSQU'ELLES SONT PORTÉES ET DÉFENDUES PAR LES BLEUS, ET PARTICULIÈREMENT CES DERNIERS JOURS. MAIS EN SOMMES-NOUS FIERS AU POINT DE NOUS LES APPROPRIER DANS NOTRE QUOTIDIEN ?

Cette fascination pour le football à partir des quarts de finales est parfaitement légitime et, comme tout citoyen de tous ces pays présents sur la pelouse moscovite, on défend notre équipe et donc nos couleurs, même sous une pluie battante sur une pelouse russe. 

Le bleu-blanc-rouge est partout : des drapeaux qu'on agite au maquillage tricolore (en rupture de stock depuis les quarts de finale) que beaucoup d'entre nous portent avec la fierté et l'assurance d'un Sioux et ses peintures de guerre. Nous passerons rapidement sur les packagings de pizza et autres produits dérivés, moins glamours.

Mais curieusement, en dehors de ces épisodes sportifs internationaux, nous cultivons une certaine distance avec nos couleurs et notre drapeau, comme si on s'obligeait à les rattacher à des usages limités ou « autorisés ». Qu'il s'agisse de l'État, des militaires, des partis politiques (qui pour certains ont un vrai problème avec ça : bleu-blanc-rouge = droite ? Et puis quoi encore !). Et bien sûr, à une tradition footbalistique voire sportive au sens large dès lors qu'on sort de nos frontières. 

Le bleu-blanc-rouge n'est pas vraiment tendance s'agissant de mode ou de design, comme nos voisins cultivent leurs couleurs avec plus de simplicité : les Anglais portent l'Union Jack avec fierté, qu'il s'agisse d'une paire de chaussettes ou de Converse, d'un polo, d'une coque d'iPhone ou d'un réfrigérateur Smeg et jusqu'au toit d'une Mini trop stylée, comme dirait un « Millenial » avec ses mots à lui. Ou d'un bouchon de baignoire aux couleurs de la Grande-Bretagne (vu sur Internet).

Idem chez nos voisins italiens. Les couleurs de ce pays latin se déclinent sans la moindre gêne et avec une charmante arrogance toute italienne : cafetière italienne, mobilier, liseré vert-blanc-rouge sur une Fiat 500 en série limitée, mais également chez Smeg, qui décline une version italienne de son célèbre frigo vintage. Et bien sûr, dans la mode.

Chez nous, c'est plus compliqué et c'est d'ailleurs assez étrange. Pas de Twingo au toit bleu-blanc-rouge, ni de grille pain tricolore. Un gilet ou un petit haut taillé dans un drapeau ? Mais vous n'y pensez pas ! Et si d'aventure il fallait porter des boutons de manchettes cocarde, il y aurait bien quelqu'un dans son entourage pour trouver ça louche — Il vote qui lui déjà ? — Soupir… Chez Smeg, le réfrigérateur bleu-blanc-rouge a bien été édité en série limitée, mais l'a-t-on déjà vu dans un magazine de décoration ? 

Profitons de cette descente des Champs Elysées parés dans nos couleurs de vainqueurs ! Puisse ce mouvement populaire, dans toute la beauté du terme, nous permettre de défendre la marque France, non comme des protectionnistes invétérés que nous ne sommes pas — nous accueillons près de 70 millions de touristes l'été dans notre beau pays — mais plus volontiers comme ce beau coq gentiment bruyant en particulier hier soir ! Ne dit-on pas « fier comme un coq » ?

– Bleu-blanc-rouge /// On est les champions ! /// Sujet de chromologie et question de marque /// Marque France –

Comment

Comment

Branding & Territoires

LUC-Newsletter#157.gif

OÙ PARTIREZ-VOUS EN VACANCES ?

 

Quand le thermomètre vient nous rappeler chaque jour que nous sommes au cœur de l'été, certains d'entre nous préparent déjà leur(s) valise(s) en prévision de leur plan estival. Familiale, en solo ou entre amis, en bord de mer ou « into the wild », sportive, culturelle, ou un peu de tout à la fois, la destination miroitée depuis plusieurs mois commence à sérieusement prendre forme !

D'autres, plus rares, attendront la dernière minute pour savoir où ils partent, en fonction des opportunités qu'offriront les agences, les compagnies, les comparateurs et consorts. 

Secteur vital de l'économie de très nombreux pays, le tourisme est soumis à une forte concurrence. Pour donner une petite idée de la valeur du secteur, les recettes liés au tourisme en 2016 en France représentent à elles seules la coquette somme de 34,37 milliards d'euros, la plaçant en 5e position mondiale dans ce domaine ! 

On comprend ainsi l'intérêt majeur pour les villes et les pays de développer leur stratégie de marketing territorial afin de promouvoir leurs territoires et de valoriser leurs atouts. Dans le cadre de cette stratégie, la mise en valeur de l'attractivité passe aussi par un travail de branding et de création ou de refonte d'identité visuelle pour influencer et impacter autrement les perceptions et l'imaginaire. 

En voici quelques exemples. 

« Logos and branding are so important.
In a big part of the world, people cannot read French or English—but are great in remembering signs. »
Karl Lagerfeld

Quand le Bélize ou l'Australie se démarquent par leur animal totem, original et endémique, avec des couleurs joyeuses, "tutti frutti" exotiques, qui laissent imaginer un dépaysement merveilleusement coloré…

Belize&Australie.jpg

D'autres, comme les Maldives ou la Roumanie refondent leur logo en faisant disparaître les festivités, le soleil, la mer ou les montagnes pour se positionner sur des vacances « nature », symbole de ressourcing, de patrimoine naturel, avec des signatures comme "the Sunny side of life" à un « Always natural" par exemple.

Maldives&roumanie.jpg

Le Pérou quant à lui renforce la dimension culturelle et renvoie l'imagination vers la découverte d'une civilisation mythique, en utilisant très clairement le symbole mystérieux de la spirale laissé par les Incas sur les sites antiques, destiné à nous aspirer dans un autre monde !

Perou.jpg

La Russie puise quant à elle dans son héritage culturel en choisissant de se dévoiler sous des formes hautement artistiques, plutôt modernes et branchées, qui n'est pas sans rappeler le constructivisme, mouvement de l'avant-garde russe, qui incarnait alors la modernité.

Russie.jpg

En amoureux de la typo et plus particulièrement helvétique, nous décernons un petit coup de cœur pour le logo de Zurich refondu en 2017, avec un design graphique au plus près de son ADN graphique. Une typo helvète, la Zurich Haas Grotesk Round. Point.

Zurich.jpg

En revanche, que dire des logos de la Malaisie lancée en 2018 et de Kuala Lumpur, en 2016… qui nous laissent sans voix… ?

KualaLumpur&Malaisie.jpg

– Branding & Territoires /// Des logos attractifs. –

À 1H DE PARIS

ET SI VOUS PARTIEZ BEAUCOUP MOINS LOIN ?

C'est le pari audacieux qu'a fait la ville de Tours (en Touraine !), avec une campagne d'affiches très remarquée dans le métro parisien ces jours-ci, destinée à « donner un coup de pouce à la fréquentation touristique de la région ». 
« Tours l'inattendue », du nom de la campagne, avec des beaux visuels colorés, clin d'œil aux campagnes d'Air France ou de la Riviera d'une autre époque, mais dans un style finalement assez intemporel, dont on ne se lasse pas.

À QUELQUES HEURES

À L'OUEST DE PARIS

Attirer le Parisien en se moquant un peu (ouvertement) de lui… ça marche à tel point que la campagne a été primée en 2017 par Cap'Com !

Comment

Comment

L'Aurore, un nouveau think tank

luciole-news-aurore.gif

 LANCÉ OFFICIELLEMENT VENDREDI DERNIER DANS LES SALONS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE, L'AURORE EST UN TOUT JEUNE THINK TANK, RÉPUBLICAIN ET PROGRESSISTE.

 

Avec ce projet né le 29 juin dernier mais mûri depuis plusieurs années, Gilles Clavreul — ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), cofondateur du Printemps Républicain — croit à la nécessité d’entreprendre un travail intellectuel de fond et de porter le regard loin.

Pour Jean Glavany son président, il s’agit d’un lieu de réflexion qui répond à « une nécessité de travailler pour nourrir le débat d’idées et de réflexions », loin des petites phrases et autres tweets très spontanés. « L’Aurore, vient du journal dirigé par Clemenceau, mais surtout du besoin de travailler sur le fond et doter le débat public, loin de l’émotion et du spectacle ».

L’aurore est un think tank indépendant : il n’est affilié à aucun parti, aucune personnalité, ni aucun organisme public ou privé. Son seul agenda est de nourrir le débat d’idées. Pour redonner souffle et ambition au modèle républicain.

Une communication exclusivement « textuelle »

Approchés par son fondateur il y a quelques mois, nous nous sommes investis avec beaucoup d’intérêt dans cette demande assez particulière — il ne naît pas un think tank tous les jours ! — car il s’agissait de créer une identité visuelle qui puisse bien sûr répondre à la demande et porter l’ambition de ce projet, mais avec cette idée de ne trop en faire, fidèles que nous sommes au fameux « Less is more » de Mies van der Rohe. Mais suffisamment pour susciter l’intérêt des lecteurs et futurs visiteurs du site, sans jamais que la graphisme ne prenne le dessus sur le message. Nous souhaitions, en substance, que le fond domine la forme afin que les mots soient plus forts que l’image que l'on peut leur adjoindre !

Mais comment illustrer ces idées et ces textes parfois longs, sans tomber — comme d'autres think tank — dans la quête d'images à la symbolique et au sens discutable, tant les sujets sont pointus, dans des banques iconographiques, souvent américaines ? On connait la force de l’image, et c’est d’ailleurs bien tout le problème quand l’ambition de L’Aurore est de diffuser « des mots » réfléchis et bien ordonnés.

Assez rapidement l’idée s’est imposée que les mots pouvaient devenir « image(s) » — qui suit un peu l’agence connait notre amour de la typo — pour apporter, par le travail typographique des titres et des textes, l’essentiel de ce vocabulaire composé exclusivement de lettres. Point d’image ni d'illustration : les « gris typographiques » jouent avec les blancs pour créer un univers singulier, reposant pour l’œil qui peut ainsi se focaliser sur le fond.

Un juste retour aux fondamentaux, quand la presse quotidienne ne jouait justement qu’avec les lettres de plomb pour monter ses « Unes », à l’image du célèbre « J’accuse » d’Émile Zola à la Une de L’Aurore, un 13 janvier 1898 dans ce journal créé par Georges Clemenceau et dont le jeune think tank assume totalement la référence.

Porter haut les messages

Outre un site internet destiné à devenir une bibliothèque d’idées, de réflexions et de contributions, et les quelques images sur les réseaux sociaux, Luciole a imaginé une plaquette de présentation au format poche, imprimée sur une antique presse Letterpress de chez Heildelberg afin que les caractères — exclusivement noirs — marquent la matière de leur empreinte, comme nous souhaitons à L’Aurore de marquer les esprits de ses mots !

Et si Luciole aura très modestement contribué à habiller graphiquement ce club intellectuel de haut vol, il semblerait que les bonnes fées se soient déjà penchées sur L’Aurore, si on en croit les données statistiques du week-end. 48 l’heure après son lancement, L’Aurore est suivi sur Twitter par près de 1 500 abonnés ! Joli score qui confirme la pertinence de réflexions de fond et l’attente qu'elles suscitent, dans un monde qui va vite et où les médias relaient sans cesse le moindre écart de langage, quand on aimerait qu’on nous parle plus souvent de belles et grandes idées.

Amoureux des mots, des belles idées et de la typographie, nous ne pouvons que saluer ce lancement et encourager une telle initiative. Et remercier les fondateurs de L’Aurore de cette précieuse confiance qu’ils nous témoignent.
www.laurorethinktank.fr

mineur.jpg

Comment

Comment

Les Hlm, terre d'innovations

LUC-Newsletter#155.jpg

 CONSTRUIRE LES CONDITIONS DU BIEN-VIVRE ENSEMBLE, DÉCONSTRUIRE LES CLICHÉS ET LES PRÉJUGÉS.

Depuis samedi et jusqu'à dimanche prochain se déroule la Semaine nationale des Hlm, le grand rendez-vous annuel du Mouvement Hlm qui rassemble l'ensemble des acteurs du logement social ainsi que leurs habitants, autour de nombreux événements qui ont lieu partout en France : portes ouvertes, débats, expositions, concours, ateliers, inaugurations, visites…

Pour sa 6e édition sous le thème "(d)es Hlm, Terre d'innovations", le Mouvement Hlm a souhaité mettre en lumière le rôle central que joue le logement social dans le développement de l'innovation dans les territoires urbains comme ruraux. Des innovations inspirantes et engagées que les organismes Hlm partageront auprès des différents publics, qu'elles soient bien naturellement sociales, mais aussi techniques, économiques, architecturales ou bien organisationnelles.

photo-1.jpg

Conception graphique

Afin d'illustrer le thème phare de cette Semaine, nous avons eu le plaisir de faire appel à Benoît Challand, un artiste illustrateur 3D talentueux, qui a savamment su intégrer les innovations promues et écrites au pluriel au sein de l'habitat social : potager participatif et espaces de jeux, lieu d'expérimentation et atelier "fab lab", aménagement intérieur agréable et fonctionnel qui ouvre les espaces, boutique et commerce de proximité, logement accessible, mixité culturelle et transgénérationnelle… toutes ces nouvelles formes d'habiter et de vivre ensemble que soutient et développe très concrètement le Mouvement Hlm.

Côté brochure, dans l'esprit de notre visuel d'affiche, nous avons choisi de retranscrire le volume des cubes colorés au moyen d'un jeu de découpes en aplat. Le travail des blocs en différents formats nous a permis de présenter chaque partie de manière lisible, pour créer un programme ludique et didactique.

En vue d'optimiser le déploiement des différents supports de la Semaine nationale sous une identité visuelle unique et cohérente, des supports nationaux mais aussi des gabarits dédiés à l'ensemble des organismes locaux ont été diffusés afin que tous puissent collectivement et individuellement s'approprier l'événement.

Les supports déclinés : affiche, cart'com, invitation, kakémono, annonce presse, présentation PowerPoint, habillage du site, bannière web.

Vous avez donc une semaine pour découvrir les initiatives et les aménagements d'aujourd'hui et de demain, qui s'inventent et se réinventent pour un monde chaque jour plus inclusif.

photo-2.jpg

– Union Sociale pour l'Habitat /// Mouvement Hlm /// Semaine nationale des Hlm /// Du 23 juin au 1er juillet 2018 /// Conception graphique –

Comment

Comment

Tirer la ville vers le haut

logo.jpg

  "LA VILLE RESPONSABLE ET DURABLE EST EN CONSTRUCTION.
ET ELLE SE RENOUVELLERA PAR LE HAUT.

Spécialiste multi-métiers, UPFACTOR est une structure de conseil indépendante spécialisée dans la surélévation de bâtiments et l'optimisation financière. Lauréate PM'UP en 2017 et soutenu par Cap digital, elle a conçu une technologie numérique innovante qui explore, détecte et analyse à grande échelle le potentiel de valorisation du patrimoine aérien grâce à la smart data, lui permettant d'industrialiser l'identification du potentiel foncier de nos villes.

Start-up en pleine croissance et portée par deux fondateurs particulièrement dynamiques et ingénieux, UPFACTOR a fait appel à l'agence pour la création de son identité visuelle et la conception de ses premiers outils de communication.

Conception graphique

Le logotype est composé d'un jeu de découpes typographiques et d'un signe visuel représentant un bâti tiré vers le haut par la pointe de la flèche. 
Cette pointe déployée en motif dans l'univers graphique est un repère distinctif qui exprime le travail de valorisation et d'augmentation de l'espace par la verticalité. 
Les caractères en construction expriment quant à eux le processus de transformation, sans destruction, ni déconstruction du bâti, dans le respect d'une architecture verticale respectueuse et harmonieuse.  

Afin d'accompagner UPFACTOR dans son développement, nous avons eu le plaisir de lui créer les premiers outils de communication qui composent sa toute nouvelle vitrine, comprenant la conception d'un site web, d'une plaquette et des supports bureautiques et papeterie.

vignettes.jpg

– UPFACTOR /// Identité visuelle /// Conception graphique –

Comment

Comment

Le chemin de fer

Luciole-news153-chemin-de-fer.jpg

  " TGV ANNULÉ, TRAIN BONDÉ ? RIEN DE TEL QU'UN SUJET LÉGER SANS LE MOINDRE RAPPORT AVEC LA SOCIÉTÉ NATIONALE DU MÊME NOM OU LE CHEVAL DE FER D'UN BON VIEUX WESTERN.  "

Le chemin de fer est, en presse comme en édition, un indispensable outil de partage pour l’équipe en charge du journal, du magazine ou de la publication en cours de réalisation, qu’il s’agisse d’une plaquette ou d’un rapport d’activité.

Une précieuse représentation visuelle

Composé d’un alignement des pages en réduction (les « vignettes » de pages), il est une représentation visuelle d’un ouvrage qui offre une vue d’ensemble du support et permet de placer ou de déplacer les pages afin que chaque sujet trouve sa juste place, selon des calibrations* établies en amont.
Si dans les rédactions il est généralement « fixe » car les rubriques y ont une place attitrée d’un numéro sur l'autre, il n’est pas rare qu’il soit boulversé et bousculé par le traitement d’un sujet majeur d’actualité qui viendrait imposer le passage « au marbre* » de quelques pages déjà montées.

Quand le chemin de fer tient la route…

En agence de communication et chez Luciole en particulier, le chemin de fer trouve toute sa place dans nos « reco » d’édition, car il répond souvent à une préconisation très visuelle de la future organisation et structuration du document tel qu’il a été imaginé par l’équipe créa et les concepteurs rédacteurs.
Et accessoirement, il permet d’avoir une approche très pragmatique sur l’organisation du support en fonction des contenus prévus, ce qui permet de gagner un temps précieux plutôt que de débattre sur la meilleure méthode pour faire rentrer un texte trop long dans une maquette qui ne s’y prête pas et sans toucher au corps* du texte courant*…

Dans la forme ?

Si certaines rédactions affichent un « wall », long mur visible de tous sur lequel sont épinglées les pages au fur et à mesure de leur achèvement, il prend chez nous la forme d'un grand visuel numérique au format A3 que l’on partage en PDF avec nos clients, qu’il s’agisse d’un World ou d’un bon vieux Excel ou d’un chemin de fer plus poussé, plus visuel et donc plus chic, sur In Design. Le logiciel d’Adobe possède d’ailleurs une fonction d’affichage ad’hoc qui permet d’éditer en mode « chemin de fer » la publication sur laquelle on travaille. Très utile pour qui souhaite disposer à tout moment d’une « helicopter view* ».

Un dessin à main levée

Il n’est pas rare de faire appel à cet outil en rendez-vous ou en workshop, quand on veut avancer plus concrètement sur une problématique de pagination. Un crayon, du papier et nous voici armés pour repenser l’organisation d’un document en co-construction avec le client, et à la main s’il vous plait ! Une méthode qui présente l’avantage de remettre sur les rails un projet qui, parfois, peine à trouver son chemin, à défaut d’aller dans le mur. Car le chemin de fer est une matrice bien utile derrière laquelle les esprits s’apaisent, quand il s’agit de faire rentrer tous les sujets, textes et images dans un format contraint et une pagination définie.

La table de 4

Enfin, il ne sera pas inutile de rappeler qu’en édition, il convient de maitriser sa table de multiplication par 4. Car la pagination dans une brochure s’exprime par multiple de 4, pour des raisons mathématiques de « brochage » : pour « piquer » (ou agrafer) les cahiers, les pages doivent toujours comporter… un pli ! Il est donc impossible d’ajouter « 2 pages » (une feuille recto-verso), sauf à choisir une autre technique de reliure, ou à prévoir ces deux pages en rabat de couverture pour retomber sur ses pieds ! 

Un outil à ne pas négliger

Pour qui veut penser ses supports d’édition de manière efficace et disposer d’un outil facile à partager, le Chemin de fer est de ceux là. Car outre le recul qu’il offre sur les contenus et leur articulation, il permet également au fil de l’édition de mesurer l’avancement des pages pendant les phases d’écriture, de mise en page et de relecture, jusqu’au Bon à Tirer.

*Si ces termes barbares inconnus ou totalement mystérieux pour vous, il n’est jamais trop tard pour en apprendre plus et tout connaitre de nos métiers. Contactez-nous, nous serons heureux de vous mettre le pied à l’étrier.

– Édition /// Expertise /// Chemin de fer /// Méthodologie –

Comment

Comment

Un rapport énergique

HELSINKI.gif

  " 2017 A ÉTÉ UNE ANNÉE DE TRAVAIL INTENSE "

Créé en 2006 en vue de l’ouverture à la concurrence des marchés du gaz naturel et de l’électricité, le Médiateur national de l’énergie a pour missions de proposer des solutions amiables aux litiges avec les entreprises du secteur de l’énergie et d’informer les consommateurs de leurs droits.

Près de 11 ans plus tard, "jamais les litiges que nous avons reçus n’ont été aussi nombreux ; ces quelques 15 000 litiges dont nous avons été saisis représentent une hausse de 19% par rapport à 2016. […] Dans un contexte de concurrence accrue, les opérateurs ont redoublé d’imagination afin d’agrandir leur portefeuille de clients, certains recourant à des pratiques commerciales trompeuses ou déloyales." Jean Gaubert, médiateur national de l’énergie.

À l’occasion de la conférence de presse organisée mardi dernier par le Médiateur et très attendue par les médias mais aussi par tous les différents acteurs du secteur, le rapport d’activité 2017 a été dévoilé, présentant l’activité de l’institution sur l’exercice écoulée et surtout les réflexions et des prises de position fortes, symbolisées cette année par des "cartons rouges".

Luciole-news-152-MNE1.jpg

 

Car le rapport d’activité du Médiateur n’est pas un rapport institutionnel comme les autres. Il est conçu pour être un outil que l’on consulte et que l’on utilise, dont on corne la page et qu’on annote.

En ouvrage de référence dans le secteur de la consommation d’énergie, il dresse un véritable bilan et dépeint un nouveau marché, très dynamique, qui intègre une pluralité de profils et d’intérêts différents.

Structuré cette année autour des différents acteurs du secteur, le design graphique et éditorial fait la part belle aux prises de parole de personnalités extérieures ainsi qu’à l’incarnation du Médiateur dont la représentation a donné lieu à un beau reportage photo in situ qui met en lumière ces femmes et ces hommes qui s’engagent pour informer, conseiller et protéger le consommateur.

Chaque chapitre est rythmé par de multiples rendez-vous de lecture clairs pour une meilleure lisibilité : focus, chiffres-clés, cas concrets, interviews et cartons rouges.

Luciole-news-152-MNE2.jpg

Tout en élégance et en sobriété, le millésime 2017 s’inscrit dans le prolongement de sa collection par son format, mais sait se mettre en lumière, grâce à une légère et jolie surbrillance qui ne laisse pas indifférent.

– LE MÉDIATEUR NATIONAL DE L’ÉNERGIE /// RAPPORT D’ACTIVITÉ 2017 /// CONCEPTION GRAPHIQUE –

Comment

Comment

Destination Helsinki

HELSINKI.gif

 UN NOUVEL ÉTENDARD POUR UNE CAPITALE AU TOP DES CLASSEMENTS DES VILLES OÙ IL FAIT BON VIVRE.

 

Dans le cadre d'une compétition accrue entre les métropoles européennes mais aussi mondiales, comment une ville peut-elle tirer son épingle du jeu pour attirer qui des touristes, qui des investisseurs et des entreprises, qui des étudiants et de nouveaux résidents ?

À cette problématique, la réflexion sur l'image et la perception qu'offre la ville au monde sont essentielles.

À côté des plans fiscaux, des stratégies de développement et d'aménagement du territoire, des soutiens économiques aux quartiers d'affaires, aux entreprises, aux institutions ou aux associations culturelles, la stratégie de marque territoriale– car c'est bien de cela qu'il s'agit – repose aussi pour beaucoup sur la qualité et le cadre de vie ; des valeurs, aussi toutes subjectives qu'elles puissent être, qui seront véhiculées par l'identité visuelle de la ville, véritable blason du territoire.

Parallèlement à ses réformes en profondeur de l'organisation de la ville, Helsinki a choisi de repenser et redessiner son identité de marque territoire, qu'elle a voulu littéralement plus "fraîche", moderne et intemporelle, tout en préservant son passé et son patrimoine de marque.

Un brief client au défi complexe que l'agence finlandaise Werkling a réussi à relever, et plutôt haut la main.

photo1.jpg

UNE IDENTITÉ PROCHE DE SES ORIGINES HÉRALDIQUES

Jusqu'à présent, la capitale finlandaise n'avait pas d'identité de marque uniforme, chaque département ou service de la ville disposant de sa propre identité et logo.

Basé sur les armoiries traditionnelles d'Helsinki, le nouveau logotype "Helsinki" vient unifier l'identité de marque de la ville afin que les différentes actions – qui auparavant pouvaient sembler hétérogènes – gagnent en efficacité, en clarté et en impact. Conçu pour s'adapter à tout contenu, l'« écu »  s'ajuste selon les différentes versions linguistiques du logo.


Le motif d'« onde », également présent dans l'ancien blason, se restylise et sort de son cadre, pour devenir un nouvel élément graphique ludique, offrant une nouvelle dynamique, marquant la dualité entre une marque institutionnelle et un emblème joyeux de ses habitant, avec une palette de couleurs qui ont toutes en commun d'être très familières des Helsinkiens : vert-coupole ou vert-tramway, orange-métro, bleu-brouillard ou bleu-bus…

photo2.jpg

UNE CAMPAGNE PROCHE DE SES HABITANTS

Déployée l'été dernier en même temps que le Flow Festival d'Helsinki, cette identité a été accompagnée d'une campagne stratégique très intéressante, digne d'un guide de voyage participatif, doublé d'une véritable plaidoirie en faveur de la ville : My Helsinki.

Récompensée "Best Citizen Engagement 2017" par la City Nation Place Awards, cette campagne a permis à ses habitants de devenir les ambassadeurs de leur ville, en recommandant leurs sites préférés, leurs bons plans, leurs activités, toute l'expérience pour vivre comme un vrai Helsinkien. Chacun pouvant aller de son anecdote pour expliquer pourquoi Helsinki est un lieu de vie si merveilleux !

Des paroles subjectives, certes, mais qui semblent bien s'ancrer dans une réalité de vie ! En 2018, Helsinki a été classée en tête de la catégorie "Cohésion sociale" selon l'indice international Cities in Motion quand Paris arrive quant à elle qu'en 87e position… Cet indice intègre différents indicateurs, tels que la mortalité, la santé, le chômage, la parité, ou encore le bonheur ! CQFD.

– Destination Helsinki /// Branding territorial /// Marketing territorial –

Comment

Comment

Paris-Orly a 100 ans

LUC-Newsletter#150-1.jpg

 PARIS-ORLY TIENT UNE PLACE À PART DANS LE CŒUR DES PASSAGERS ET PARMI EUX, DES FRANCILIENS QUI RÉGULIÈREMENT PRENNENT L'AVION AVEC DES ATTENTES QUI NE SONT PLUS CELLES D'UNE ÉPOQUE OÙ CE TEMPS PASSÉ DANS UN AÉROPORT ÉTAIT VÉCU COMME UN VOYAGE EN SOI. MARTINE PREND L'AVION EST PASSÉ PAR LÀ, ET PAR ORLY EN PARTICULIER.

C'est un peu ce que nous raconte Orly, cet aérogare "moderne" inauguré par Charles de Gaulle mais qui n'en porte pas le nom, qui trouvait une place de choix dans les films avec Jean Gabin, Alain Delon et consorts... D'abord en noir et blanc avec quelques mythiques avions à hélices, du DC3 au magnifique Super Constellation, avant que la couleur ne vienne raviver la livrée des premiers "jet", 707 en tête, dont descendaient Audrey Hepburn, Fernandel, Simone Signoret ou Jacky Kennedy, sous les flashs crépitants des "photo-reporters".

La démocratisation du transport aérien a fait pousser des ailes aux architectes talentueux d'ADP (Paris Aéroport, de son nom actuel) qui ont trouvé plus au nord de Paris un nouveau terrain de jeu, symbole de la folie des grandeurs, de perspectives de halls tout en longueur et haut de plafond, et autres "prouesses" du béton roi et plus récemment, du verre grand format.

LUC-Newsletter#150-2.jpg

On a cru qu'Orly allait dépérir, avec son image vintage, ses façades, ses couleurs et ses lustres "seventies" et les grandes compagnies qui l'ont peu à peu délaissé, abandonnant cet aéroport "trop petit" au profit d'un Paris CDG et ses 3 terminaux symboles de la conquête du ciel.

Air France y a néanmoins conservé son "court courrier" et sa Navette à "Ouest", tandis que la jeune et insolente Easy Jet a pris ses quartiers à Orly-Sud, dans un terminal historique (presque) laissé à l'abandon, dans cet aéroport de second rang partagé avec les Tours Opérateurs, les compagnies low cost, des compagnies méditerranéennes de petites capacités comme Air Maroc, Air Tunisie mais aussi Aigle Azur, illustre compagnie française. Ou plus récemment par la première compagnie à proposer des vols Paris - New-York exclusivement en classe affaire !

Quelques rénovations et autres grands projets plus tard — et il n'en manque pas, avec l'arrivée de deux lignes de métro et du TGV dans quelques années — notre aéroport historique se maintient dans la course avec une certaine insolence. Curieusement, ce sont les passagers qui y sont les premiers attachés, fréquentant avec plaisir les aérogares à taille humaine d'Orly Sud et Ouest, et bientôt un terminal flambant neuf qu'on appelle "Jonction", car il est destiné à relier les deux bâtiments historiques.

LUC-Newsletter#150-3.jpg

Qui fréquente Orly avec assiduité s'y attache, non pour des raisons culturelles ou nostalgiques d'une lointaine époque qui faisait rêver, mais peut-être parce que l'on s'y sent bien, proche de chez soi. Les trajets sont courts, les boutiques plus accessibles que ne le sont celles des aéroports "internationaux", mais aussi par les rencontres avec toutes ces personnes passionnées qui y travaillent avec coeur et qu'on sent véritablement attachées à "leur ville-aéroport".

LUC-Newsletter#150-4.jpg

Et quand on aiguise sa curiosité, on découvre à Orly quelques joyaux qui invitent d'ailleurs quelques usagers de cette "galerie commerçante" à s'y rendre sans prendre l'avion, entre les habitants des environs qui y trouvent leurs capsules Nespresso, ou quelques autres prêts à venir de plus lion pour faire leurs emplettes chez Victoria Secret, seule boutique en France de la marque américaine de dessous féminins (Orly Ouest, en zone publique).

Pour quelques initiés qui connaissent les lieux sur le bout des doigts — et votre serviteur en est ! — il y a aussi cette magnifique terrasse de verdure (avec de la vraie pelouse !) qui coiffe le toit d'Orly Sud avec vue plongeante sur le tarmac et admirer quelques beaux levers de soleil, un café à la main avant un vol ou un shooting photos. À Orly-Sud toujours, on optera pour CUP, un concept-restaurant qui a fière allure avec ses immenses baies vitrées et sa cuisine de bistrot revisitée. 

À l'agence, nous aimons Orly et nous y avons réalisé quelques belles images, en particulier pour le Groupe ADP à qui nous avons proposé Vincent Bourilhon, jeune et talentueux photographe dont on retrouvera beaucoup de ces images dans ce très beau livre des éditions La Martinière, que nous serons très heureux d'offrir au lauréat de notre petite tombola ! 

L'auteur : journaliste à France Info et France Inter, Frédéric Beniada est aussi écrivain et pilote. Spécialisé en aéronautique et défense, il s'occupe notamment sur France Info de l'émission "Chronique du ciel".

LUC-Newsletter#150-6.jpg

– Paris-Orly /// 100 ans /// Vincent Bourilhon –

Comment

Comment

Villes et villages fleuris

LUC-Newsletter#149.gif

 C'EST UNE HISTOIRE "PROVINCIALE" COMME ON LES AIME, AVEC DES PETITES PLACES FLEURIES, DES GÉRANIUMS ACCROCHÉS AUX FENÊTRES DES MAISONS ET DES PARCS SÉCULAIRES OÙ IL N'EST PAS RARE DE CROISER UN COUPLE DE MARIÉS POSANT DEVANT LE PLUS BEAU MASSIF.

On connaît tous cette enseigne jaune intemporelle à l’entrée de nos 4 845 villes et villages (sur un total de 36 000 communes), avec sa ou ses fleur(s) rouge(s) qui récompense(nt) depuis bientôt 60 ans l’engagement de la municipalité et de ses administrés en faveur de lieux de vie où il fait bon vivre, qu’il s’agisse de fleurs (historiquement), mais aussi d’une démarche plus large autour de l’accueil, du développement durable et de la qualité de vie.

Cet emblématique panneau changera bientôt, par petites touches – qu’on appelle "lifting" mais sans la dimension péjorative de l’éternelle jeunesse d’un visage tiré à un point qu’il en devient ridicule ;) –, ou de manière plus radicale mais c’est assez peu probable, car l’identité des Villes et Villages fleuris est (re)connue par déjà 95 % des Français interrogés !

LUC-Newsletter#149-#1.jpg

C’est dire comme ce "concours", qui n’en est plus un à en juger par le cahier des charges très précis et qui n’est plus destiné à mettre les communes concernées en compétition mais à les accompagner dans la valorisation de leur territoire, est connu. Né dans les années 20 avec un premier concours des "gares fleuries" quand le rail venait lacérer nos campagnes et nos villages, les Villes et Villages fleuris est devenu une institution en 1959 sous la forme d’une association animée par des élus engagés, sous la tutelle de ministère de Tourisme.

On pense intuitivement à Honfleur ou à tous ces charmants villages et autres "petites villes de province" que nous traversions enfants, le nez collé à la fenêtre de la voiture familiale. Derrière cette image d’Epinal pavoisent aujourd’hui des villes qu’on ne soupçonnait pas, si on prend la liste des dernières communes "4 fleurs", de Calais à Lyon, en passant par Douai et Vaux-Villaine.

Un label stratégique pour les communes et leur maire, qui participent ainsi à (re)créer de l’adhésion et un sentiment de fierté chez leurs administrés. Pour bien comprendre cet enjeux, citons à titre d’exemple Vélizy-Villacoublay et Aulnay-sous-Bois, deux villes parmi les 20 communes dotées de "4 fleurs" en Île-de-France et qui chaque année consacre un budget significatif à l’embellissement de leur ville selon des critères très précis, quand plus spontanément on aurait cité Versailles ou Le Vésinet (4 fleurs également).

LUC-Newsletter#149-#2.jpg

Toujours proche de l’identité de marque et de la communication territoriale, Luciole fait partie des 3 agences short-listées et qui planchent déjà sur ce magnifique brief dans lequel on retrouve les meilleurs ingrédients : patrimoine de marque, couleurs et panneaux très installés, choix typographiques, rayonnement national, cible ultra-large et sentiment de "toucher à une France qu’on aime", celle de nos villes et villages fleuris avec leurs boucheries, boulangeries et autre maisons de la presse immortalisées par Raymond Depardon.

L’enjeu n’en est pas moins complexe, car on n’est pas forcément là pour renverser la table et si on le fait, il faudra convaincre et en assumer les conséquences lorsque ces nouveaux panneaux remplaceront peu à peu les anciens dont la charte graphique remonte à près de 40 ans ! Ne touche pas à la notoriété d’une identité qui veut.

Un défi auquel nous allons nous atteler avec bonheur, face à de deux agences talentueuses dans le cadre d’une compétition loyale et transparente, et qui comme nous, nourriront leur reco de fleurs et autres éléments de nos villes et villages.

Résultat d’ici l’été.

– CONSEIL NATIONAL DES VILLES ET VILLAGES FLEURIS /// REFONTE DE L'IDENTITÉ VISUELLE /// DITES-LE AVEC DES FLEURS –

Comment

Comment

De la réclame comme on l'aime

LUC-145.jpg

 À L'HEURE DES LONGUES DÉMONSTRATIONS ET DES ANNONCES PRESSES À RALLONGE AVEC DES CLAIMS LONG COMME LE BRAS ET AUTRES MENTIONS LÉGALES DONT LA VOCATION CONSISTE À NE PAS PRENDRE AUCUN RISQUE AVEC LE CONSOMMATEUR EXIGEANT ET AVERTI, QUOI DE PLUS SAVOUREUX QU'UN... BON POT DE RILLETTES ? 

Bordeau Chesnel se lache et s'amuse, et on en vient même à redécouvrir ce produit de supermarché dont on était loin de se douter qu'il fut presque aussi bon que la rillette prétendument maison de son boucher. Et pourtant...

Cette newsletter hebdomadaire — que vous êtes si nombreux à suivre et nous en sommes très heureux —n'ayant aucune vocation gastronomique ou culinaire, même si on espère vous faire saliver de temps à autre avec quelques images, nous ne nous étendrons pas sur la qualité gustative de cet indémodable produit (depuis 1922), pour nous concentrer sur sa « Com ». Et, avouons-le, elle est bonne !

C'est sur mobile — l'Apps de l'Express, toute nouvelle, toute belle — qu'on a découvert ce visuel d'une simplicité élémentaire et c'est d'ailleurs très malin, car qui lit vraiment les messages des écrans interstitiels qui précèdent tout contenu d'actualité ? Et qui ose cliquer sur les dites pubs, sauf par erreur lorsqu'on vise mal avec le doigt la très petite « croix » en haut à droite ?

2.jpg
1.jpg

On a donc testé, juste pour voir. Et là, surprise : il s'agit bien d'une landing page, comme on pouvait s'y attendre, mais on y atterrit comme sur une piste abandonnée au milieu de la Sarthe, sans comité d'accueil ni aérogare de transit vers un énieme contenu qui nous raconterait les secrets de fabrication du produit et nous inviterait à télécharger un coupon de réduction de 2€ à valoir sur un prochain achat ! Pas de « call to action » et pas même un lien de redirection vers le site « consumer ». 


C'est « juste » une page, qui ne dit pas autre chose que là pub précédente, à quelques mots près (330 signes espaces compris, on les a comptés ! Autrement dit, mange ta rillette et cesse de poser des questions, puisqu'on te dit que c'est bon ! D'ailleurs on ne le dit pas, c'est à nous de le déduire. Pas con. 

Chapeau bas à l'agence qui se cache derrière cette campagne maline et amusante, aussi efficace qu'une bonne vieille réclame comme on trouvait sur les murs à l'entrée des villages le long de la route (Du bon, Dubonnet ! S'il fallait n'en citer qu'une) et qui a poussé la démarche jusqu'à son paroxysme. Toutes nos félicitations à l'annonceur et au vaillant Directeur Marketing qui a osé prendre le risque de jouer totalement le jeu, quand il aurait pu réclamer (!) de voir figurer bien d'autres éléments sur son visuel ou on ne sait quel formulaire sur le site « one page » qui pour une fois porte bien son nom. Aucun lien, juste un texte « c'est vraiment tout » et un petiot logo. Bravo. 

Demain, c'est férié. On sort le panier, la nappe à carreau, une baguette et un pot de rillette. Car il n'y a finalement pas plus sain…

 

Comment

Comment

INNOVATIONS TYPOS

LUC-Newsletter#147.gif

EN MATIÈRE D'INNOVATION, LE DESIGN TYPOGRAPHIQUE N'EST PAS EN RESTE. CRÉATIF OU FONCTIONNEL, IL CONTINUE À BOUSCULER LES CODES AFIN DE SE FAIRE REMARQUER ET PARFOIS À SE RÉINVENTER POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS INCLUSIVE.

 Omniprésent dans le paysage visuel, s’affichant sur les enseignes, les signalétiques, les packagings, les livres, les écrans, partout où le regard se pose, le design typographique joue plusieurs rôles dans notre quotidien.

Son objectif est de rendre l’information lisible.

Mais aussi plus visible, quand il délivre un message à saisir entre les lignes au-delà de son contenu, renseignant – intuitivement – sur l’identité et les valeurs de l’émetteur, que ce dernier soit une institution, une entreprise ou une marque.

Et parfois plus accessible, quand le design typographique, grâce au dessin de ses lettres, permet d’offrir un accès à l’information au plus grand nombre. 

En voici quelques exemples.

LES LOGO-TYPOS

Typos sur-mesure, elles sont conçues en adéquation avec les valeurs et les ambitions de la marque, pour la rendre distincte et affirmer sa singularité. 

Lafayette Anticipations

 Pour les amoureux de l’art contemporain, une nouvelle institution à Paris a ouvert ses portes en mars dernier : la fondation Lafayette Anticipations.

Créée par le Groupe Galeries Lafayette et la famille Moulin pour soutenir la création contemporaine en offrant aux artistes un espace et des moyens uniques pour produire, expérimenter et exposer, sa typo qui se fait logo ne pouvait être que hautement créative et contemporaine.

Inspirées par le concept d’anticipation, ses lettres dynamiques se dissimulent et se révèlent en partie, plutôt que de s’exposer et de se montrer en entier. 

Conçues par l’agence londonienne Wolff Olins en partenariat avec la fonderie typographique américaine Colophon, les lettres ont été découpées de manière aléatoire grâce au développement d’un algorithme, impliquant une ingéniosité mathématique et codes, pour procurer une impression de mouvement constant et offrir des combinaisons inédites à chaque écriture. 

La Future London Academy

 Fondée à Londres en 2013, la Future London Academy propose aux professionnels créatifs des conférences, des tables rondes et des ateliers de design : design d’objet, design graphique, design de marque, design d’intérieur...

Dans le cadre de la refonte de son identité visuelle, l’agence russe ONY en collaboration avec Oliver St John et Michael Wolff – fondateur de la même agence Wolff Olins citée plus haut (que le monde est petit !) – a imaginé une typo également logo, très audacieuse.

Inspirée par l’architecture de Londres et particulièrement du gratte-ciel "30 St Mary Axe" – aussi appelé "The Gherkin" (le Cornichon) – la typo est caractérisée par la forme du triangle, passant de l’Helvetica à une approche beaucoup plus personnalisée, avec des lettres abstraites et géométriques. Le rythme de la ville toujours et le reflet de ses objets sur les vitrines de ses "buildings" ont inspirés quant à eux, le concept de réfraction ; une interprétation artistique et très osée, mais qui lui permet d’expérimenter une écriture typographique en 3D, qui finalement fait bien écho aux réflexions sur le design.

LES TYPOS INCLUSIVES

Typos fonctionnelles, elles ont été concues par leurs designers, presque à l’opposé des typos de marque à l’objectif de "distinction", en vue de rendre plus lisibles et accessibles l’information à une partie de la population en difficulté de lecture.

L’Easy Reading

Créée en 2017 par le designer italien Frederico Alfonsetti, l’Easy Reading est une typo conçue afin de faciliter la lecture pour les personnes dyslexiques, soit composant 10% de la population.

Après dix ans de recherches et de nombreux tests de compréhension menés auprès d’enfants dyslexiques, les 811 signes (lettres, chiffres, ponctuations, symboles...) ont enfin pu voir le jour.

Tout le secret de cette typographie réside dans l’empattement de ses lettres : 
_ sans empattement pour le pied avant de la lettre,
_ avec empattement pour son deuxième pied.

La typo intègre aussi un travail minutieux quant à l’espacement entre les lettres et ses interlignes.

Des bruits courent que le géant de l’informatique, Microsoft lui-même, se montrerait intéressé par l’intégration de cette police d’écriture dans ses logiciels.

Ce qui serait plutôt une bonne nouvelle. 

La Braille Neue

 Autre typo inclusive, la Braille Neue a été lancée en 2017 aussi, par le designer japonais Kosuke Takahashi.

Proposée pour équiper les espaces publics à l’occasion des Jeux Olympiques 2020 au Japon, cette typo combine le système d’écriture en relief du braille au dessin typographique. 

Nous ne savons pas encore si la proposition a été acceptée, mais en tout cas, cette écriture aux lettres claires et joliment dessinées participe à la démocratisation et à l’apprentissage du braille. 

CONCLUSION

Qu’il serve le design de marque ou le design du quotidien, les réflexions autour du design typographique intègre les mêmes tensions et enjeux que le design en général : créer un objet singulier ou bien un objet fonctionnel à l’usage de tous ?

Chez Luciole, on préfère envisager les deux à la fois.

– INNOVATIONS TYPOS /// LAFAYETTE ANTICIPATIONS /// FUTURE LONDON ACADEMY /// EASY READING /// BRAILLE NEUE –

Comment

Comment

Une banque à part

Majeure-1.jpg

 QUATRE RAPPORTS ET UN MINI SITE DÉDIÉ POUR DÉVOILER LES DIFFÉRENTES DIMENSIONS D'UNE BANQUE VRAIMENT PAS COMME LES AUTRES

nstrument majeur de la politique de la solidarité en Europe, la Banque de Développement du Conseil de l'Europe (CEB) est une banque multilatérale de développement à vocation exclusivement sociale, la rendant ainsi unique en son genre.

Fondée en 1956 au lendemain des bouleversements politiques après la Seconde Guerre mondiale, la CEB promeut activement la cohésion sociale et renforce l'intégration sociale en Europe, au travers de trois lignes d'actions :
_ la croissance durable et inclusive,
_ l'intégration des réfugiés, des personnes déplacées et des migrants,
_ le développement de mesures en faveur du climat.

Documents phares de sa communication, la CEB a fait appel à l'agence pour la conception de ses rapports annuels qui, disponibles en français et en anglais, sont constitués de 4 publications : le Rapport du Gouverneur, le Rapport financier, le Rapport sur la Responsabilité Sociale d'Entreprise et le Rapport Donateurs.  

Majeure-2.jpg

Concept graphique

Traités comme des parties d'un même ensemble qui illustrent le travail de toute une année, nous avons choisi de mettre en place un code et un vocabulaire graphiques communs qui structurent l'univers de ces publications.

Le fort ancrage de la CEB sur le terrain, intervenant sur différentes échelles, au niveau européen mais aussi et surtout au niveau local, nous a inspiré la création d'une trame cartographique, qui évoque abstraitement un territoire sans toutefois et volontairement se rapporter à un lieu précis.

Majeure-3.jpg

À la manière d'un reportage, cette trame qui file le long des couvertures et des pages est travaillée en composition avec une iconographie qui met en valeur l'humain et les valeurs sociales inscrites au cœur des missions de cette banque pas comme les autres, qu'elles soient liées aux flux migratoires ou à la promotion d'une croissance durable et inclusive.

Des visages et des sourires, des gens, l'espoir et l'optimisme reflètent l'impact social et réel du travail de la CEB. Les photographies et l'introduction de typographies manuscrites racontent une histoire de solidarité européenne, au-delà du financier, mais d'un point de vue humain.

Ces publications sont disponibles sur le mini-site spécifiquement dédié : ici.

– CEB /// Rapports annuels 2017 –

Comment

Comment

COUP DE CŒUR DU DIRECTEUR DE CRÉATION

LUC-145.jpg

  COUP DE CŒUR DU DIRECTEUR DE CRÉATION

Qui se rendait à Marrakech, visitait le magnifique jardin Majorelle et son emblématique maison bleue, avec le secret espoir — et beaucoup de patience ! — de réaliser quelques beaux clichés de cette succession de tableaux bleus et verts, sans la présence dans l'image des très nombreux touristes.

Qui s'y rend aujourd'hui, fera quelques pas de plus pour découvrir sur le même trottoir le tout nouveau musée Yves Saint-Laurent inauguré il y a quelques mois et qui, curieusement, ne connait pas la même affluence, ce dont on ne peut que se réjouir. 

Une nouvelle institution qui se dévoile par son architecture toute de briques vêtue, de courbes parfaitement maitrisées et de façades de briques en saillies imaginée par les architectes du studio KO, comme de la dentelle ou un motif qui rappelle la trame des tissus. 
 

LUC-145-photos.jpg

Les plantes luxuriantes et odorantes choisies avec soin soulignent de vert et d'ombres végétales les lignes de cette grande maison moderne, assemblage de cubes ocres et d'espaces ouverts, dont un café assez intime avec sa terrasse et son bassin habillé de carreaux en zellige vert d'eau.

On franchit en silence le très beau patio circulaire que seule la signature YSL vient meubler, avant de découvrir les salles des expositions (temporaire et permanente), aux surfaces lisses comme la doublure d'une vêtement, et magnifiquement scénographiées par Christophe Martin. 

On pénètre dans l'univers d'YSL comme dans un écrin et chaque nouveau pas (feutré) réserve ébahissement, plaisir et émotion. Les photos étant interdites, l'œil se régale car il n'est plus perturbé par les sempiternels écrans de smartphone et autres iPad qu'il faudrait bannir de tous les musées ! On ne porte que plus d'intérêt à la collection, aux images et aux accessoires présentées, comme pour mieux les graver dans ses souvenirs sans l'aide de la mémoire d'une carte SD ou d'un smartphone.

Studio_KO_Museum_Yves_Saint_Laurent_-Marrakech_3-1080x1483.jpg

Ce musée est une merveille, une délicieuse et silencieuse plongée dans l’univers de ce créateur de génie qui bouscula la mode avec un trait de crayon unique et intemporel, pour qui se risquerait à dater ses robes qui ont traversées plusieurs décennies et raisonnent de défilés en photo de stars, parmi les égéries et célébrités qui se sont prêtées à sublimer le travail du grand couturier. Catherine Deneuve est l’une d’elle et trouve naturellement toute sa place dans cette rétrospective mise en scène avec un gigantesque portrait très coloré.

Screen-Shot.jpg

Cinquante modèles articulés autour des thèmes chers à Yves Saint Laurent (le « Masculin-Féminin », « le Noir », « l’Afrique et le Maroc », « les voyages imaginaires », « les jardins », « l’art ») proposent une lecture originale de l’œuvre du couturier à travers des modèles rarement présentés au public. Une rotation régulière est prévue pour en assurer la meilleure conservation possible, mais aussi pour renouveler constamment l’exposition.

fashion-morocco-ysl_0.jpg
1516255255877.jpg

Marrakech tient une place toute particulière dans la vie d’Yves Saint Laurent (1936-2008). "Quand Yves a découvert Marrakech en 1966, il a tellement été touché par ce lieu qu’il a décidé d’acheter une maison et d’y venir régulièrement — confiait le regretté Pierre Bergé — Il paraît donc parfaitement naturel, cinquante ans plus tard, d’y construire un musée dédié à son œuvre, qui a tellement été inspirée par ce pays. »

Un magnifique musée, dans le prolongement d’un célèbre jardin propriété de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, auxquels font face quelques boutiques de design marocain qui changent des souks de la Medina, toujours aussi accueillants et baignés d’une ombre bienvenue. 

Quand on sait que la collection de la Fondation compte quelques 5 000 vêtements et 15 000 accessoires, on peut revenir chaque année et encore pour longtemps ! Comme on revient à Marrakech toujours avec le même plaisir. 

Comment

Comment

LES JOURNÉES DE L'INNOVATION EN BIOLOGIE

LUC-144-JIB.gif

 POUR LEUR 62e ÉDITION, LES JIB SE TRANSFORMENT ET DEVIENNENT LES "JOURNÉES DE L'INNOVATION EN BIOLOGIE". UN MÊME ACRONYME AVEC UN NOUVEAU NOM ET UNE NOUVELLE IDENTITÉ VISUELLE POUR LE RENDEZ-VOUS ANNUEL INCONTOURNABLE DE TOUS LES ACTEURS DE LA BIOLOGIE MÉDICALE.

"Le monde de la santé change. Les innovations scientifiques, technologiques et organisationnelles arrivent sans cesse plus nombreuses. Les nouvelles JIB sont l'occasion de, non seulement, accompagner ce mouvement mais, d'abord et avant tout, le lieu et l'espace où construire ce nouveau monde de la santé." François Blanchecotte, Président des JIB. 

Ainsi, les 18 et 19 octobre prochains à l'espace Grande Arche de la Défense, les professionnels de santé d'aujourd'hui et de demain, les industriels, les chercheurs et les start-upeurs pourront découvrir le nouveau format des JIB, résolument tourné vers demain. Mbr

Ces deux jours seront placés sous le signe de la découverte, de la réflexion, des rencontres et du futur, pour parler des mutations du secteur et des innovations qui transforment les usages des professionnels en profondeur et impactent l'approche patient : biologie moléculaire, l'intelligence artificielle, deep learning, automatisation…

L'identité visuelle
Dans le cadre du renouvellement des JIB, nous avons eu le plaisir de concevoir une identité évolutive, agile et plurielle.

Les caractères typographiques du logotype – constitués de son acronyme, de son nom en toutes lettres et de son millésime – sont d'une géométrie simple mais rigoureuse, aux formes harmonieuses et régulières, stables et équilibrées. Les points suscrits symbolisent quant à eux l'atome et la molécule, rappelant le domaine de la biologie médicale.

Composé de 3 couleurs fortes et contrastées, le logotype a été imaginé pour évoluer et s'adapter au fil des différentes éditions. Il est accompagné d'une composition d'illustrations abstraites et/ou figuratives dans sa mise en scène qui représentent les éléments du secteur dans sa globalité, ainsi que les différentes thématiques d'innovations scientifiques, du data ou encore humaines : ADN, génétique, chimie, cellule, code binaire, liaisons chimiques…

Ce système graphique peut ainsi être décliné à loisir afin de créer un système de "collection" d'année en année, tout en garantissant l'homogénéité et les fondements de son identité visuelle.

Les supports déclinés :
_ Une affiche
_ Des bannières
_ Un communiqué
_ La newsletter
_ Le PowerPoint
_ L'habillage de ses réseaux sociaux
_ Le design web (en cours)

– JIB /// Les Journées de l'innovation en biologie /// 18 et 19 octobre 2018, La Défense /// Identité visuelle –

Comment

Comment

LE PAPIER, NOUVEL OBJET DE DÉSIR

LUC-143-gfsmith-600.jpg

IMPRIMER MOINS MAIS MIEUX.
UN NOUVEAU CREDO QUE LES FABRICANTS DE PAPIERS ONT BIEN COMPRIS. ET LORSQU'ILS FONT LA PROMOTION DE LEURS NOUVEAUX PAPIERS, LES TRADITIONNELS CATALOGUES DEVIENNENT DES OUVRAGES HAUTE COUTURE ; LES LANCEMENTS, DE VÉRITABLES ÉVÉNEMENTS CULTURELS ET ARTISTIQUES.

 

 Adoptant les codes du luxe, les fabricants de papiers tels que l’italien Fedrigoni, l’anglais G . F Smith ou le géant français du papier Arjowiggins – pour ne citer qu’eux – réinventent l’expérience et la relation avec le papier, démultipliant ses champs de possibilité et d’utilisation, pour clamer le beau au profit de l’idéal de communication.

Cultivant l’exception, l’intensité, la créativité et l’hédonisme avec une approche émotionnelle et sensorielle nouvelle du papier, tous les sens sont activés. Le papier acquiert une valeur hautement désirable.

LES « ESSENTIALS, INFINITE POSSIBILITIES » DE FEDRIGONI

 Les "Essentials, Infinite Possibilities" est un coffret composé de 8 livrets spécialisés – Identité, Emballage, Édition, Adhésif, Reliure, Sac, Numérique et Ecologique – qui permet de faciliter la recherche du papier parfait pour chaque projet, dans tous les champs de fabrication print. 

"Chaque projet est une opportunité d’explorer de nouveaux territoires. Loin de penser que tout est inventé, nous croyons que l’imagination est un espace de possibilités infinies qui mérite d’être conquis." Communiqué de Fedrigoni, 4 septembre 2017

Le lancement du coffret a fait l’objet d’une grande tournée de plusieurs dates l’été dernier en Espagne et au Portugal, investissant musées et centres de culture et d’arts pour créer l’événement, donnant lieu à une exposition artistique, une soirée cocktail, concert de piano et danse contemporaine.

LA NOUVELLE COLLECTION « DIGITALE » D’ARJOWIGGINS

La technologie numérique gagne en force dans le monde de l’impression, qui permet de réaliser des impressions personnalisées rapidement. Avec un standard propre, Arjowiggins propose une gamme spéciale de papiers pour l’impression numérique, avec de nouvelles tailles, couleurs, textures et finitions possibles, présentée dans un catalogue qui tient davantage du livre d’objets et qui attire les aficionados du bel objet et du papier.

Le livre peut être ouvert indistinctement des deux côtés, différencié par la couleur des bords extérieurs des pages.

Du côté argent, sont présentés les papiers pour l’impression numérique à toner sec. Côté or, ceux pour l’impression à toner liquide.

L’« ACADEMY OF CERTIFIED PRINTERS » D’ARJOWIGGINS

En véritables partenaires clé de la communauté graphique, les imprimeurs possèdent un savoir-faire essentiel sur la manière dont le design, le papier et la technique d’impression se rejoignent dans un imprimé. 

Arjowiggins a décidé de certifier les meilleurs dans le cadre d’un concours académique international pour lequel chaque imprimeur participant doit exécuter 4 techniques d’impressions différentes – offset, sérigraphie, dorure à chaud et gauffrage – sur une large sélection de papiers aux couleurs, textures et finitions différentes de la gamme Arjowiggins.

À cette occasion, un magnifique coffret conçu comme une boîte à outils leur a été remis pour la bonne réalisation de leur travail.

L’« EXTRACT » DE G . F SMITH

En association avec CupCycling, une entreprise anglaise de recyclage de gobelets en papier, G . F Smith a lancé un nouveau papier, issu de la revalorisation des gobelets : l’« Extract ». 

Disponible en 10 couleurs, une feuille de 380g contient au moins 5 tasses recyclées. La gamme Extract peut également être fabriquée à partir de récupération d’assiettes en papier ou de cartons en papier.

Pour accompagner le lancement de sa gamme, G . F Smith a imaginé une installation artistique et redécoré les vitrines de son espace d’exposition à Londres, invitant à l’occasion d’une soirée, 5 créateurs pour débattre du gaspillage et de sa revalorisation créative.

– Le papier, nouvel objet de désir /// Fedrigoni /// Arjowiggins /// G . F Smith /// Aficionados du papier –

Comment

Comment

GRAND PARIS AMÉNAGEMENT

img_majeure.jpg

"DE NOUVELLES LIGNES DE FORCE AU SERVICE D'UN OPÉRATEUR AUI REDESSINE LE PAYSAGE URBAIN."

Un opérateur à la hauteur des enjeux de l'Île-de-France

Premier aménageur urbain d'Île-de-France, Grand Paris Aménagement est un établissement public, opérateur foncier et aménageur urbain qui intervient à l'échelle de toute la région. Il accompagne depuis plus de 55 ans les collectivités dans la réalisation de leurs projets urbains, de l'étude à la conception et à l'exécution. La diversité de son intervention, tout comme la pluralité de ses modes d'intervention font de Grand Paris Aménagement un opérateur singulier.

img1.jpg

Dans une année 2017 marquée par la fusion avec l'EPA de la Plaine de France, la fédération avec l'EPA Orly-Rungis Seine-Amont, la création de la Société Publique locale d'Aménagement d'intérêt national (SPLA-IN) « Porte sud du Grand Paris », et par un record de son niveau de production pour sa 4e année consécutive, nous sommes heureux d'avoir accompagné Grand Paris Aménagement dans la création de son rapport d'activité, support pivot de sa communication institutionnelle dont l'objectif était de retracer ses moments forts, raconter l'histoire d'une refonte réussie, mais aussi de présenter la vie de l'établissement, la richesse de ses opérations, ainsi que ses axes stratégiques.

img2.jpg

Design graphique

Dans le prolongement des fondamentaux de sa charte graphique constitués de lignes construites en « low poly », offrant un effet de relief en associant des polygones et en jouant avec les nuances de couleurs, nous avons pris le parti de les étirer et de les étendre à l'ensemble de la maquette pour transformer de manière agile et responsive chaque double-page du rapport.

Par un véritable exercice de spatialisation, ces lignes étirées sur plusieurs doubles-pages deviennent une timeline dynamique, sur laquelle les faits marquants de l'année prennent forme.

img3.jpg

En structure interne, elles deviennent les lignes de force qui mettent en scène la grille de toute la mise en page. Chaque page est ainsi construite différemment, mais dans le cadre d'une composition structurée qui rappelle les conceptualisations topographiques sur lesquelles viennent s'intégrer les planifications futures.

Des lignes architecturales et urbaines assumées qui apportent des cadrages différents, devenant tantôt comme sur la découpe d'une couverture avec rabat en 3 volets, des petites fenêtres qui laissent deviner un projet à venir, tantôt un point de focus qui met en perspective un projet en son entier.

img4.jpg

Un accompagnement sur mesure

Premier rapport d'activité sorti de nos « ateliers » cette année, nous connaissions dès le brief cet ambitieux challenge d'une sortie « mi-mars » et avions mobilisé nos équipes dans ce sens. Mais quelle ne fut pas notre surprise de découvrir l'engagement de notre (tout nouveau) client autour de cet enjeu, dans le cadre d'échanges d'une rare fluidité et d'une grande réactivité de part et d'autre qui racontent en substance que le projet idéal existe bel et bien et qu'il n'a rien d'utopique ! La dead line fut non seulement maitrisée et ni le design ni la qualité de l'éditorial n'ont eu à en souffrir.

Diffusé dans sa version imprimée à près de 4 000 exemplaires, ce bel outil de communication est destiné à vivre plusieurs mois grâce à un dispositif digital imaginé bien en amont et qui permettra de communiquer chaque mois autour d'un sujet en particulier.

– Grand Paris Aménagement /// Rapport d'activité 2017 /// Conception graphique –

Comment

Comment

AD AGE

Majeure1.jpg

"LES CHOSES BOUGENT DE PLUS EN VITE, TOUS LES JOURS.

LES PROBLÉMATIQUES DE COMMUNICATION AUSSI.

"ADVERTISING AGE" DEVIENT "AD AGE".

AFFICHANT LA FIN DE L'ÂGE D'OR DE LA PUBLICITÉ, AU PROFIT DE CELUI DE L'ANNONCE."

 

Équivalent de notre "Stratégies" ou d'un "INfluencia" en France, l'ancien magazine bimensuel américain spécialisé dans la publicité "Advertising Age" est devenu "Ad Age", une marque médiatique mondiale multi-plateforme avec une stratégie éditoriale online accrue, axée sur la créativité, l'analyse des datas, les personnalités et les influenceurs, la culture, l'innovation et la prospective. 

Ad Age n'est pas seulement un magazine et ni vraiment un site web bien que celui-ci soit fort bien fait ! Ad Age est l'expression d'une idée qui surgit sur un podcast, une vidéo, une story… quelque soit le médium. 

Parce que l'information est devenue une annonce agile et protéiforme, responsive et adaptative, un contenu ciblé "prêt à digérer".

Majeure2.jpg

L'identité de marque : un retour au source

Et paradoxalement, c'est en se replongeant dans son ADN et son patrimoine de marque que la marque a su retrouver les indices éditoriaux et graphiques pour épouser la modernité et se projeter dans l'avenir. 

Le changement de nom est apparu comme une évidence, en totale adéquation avec la nouvelle stratégie de marque, mais surtout en correspondance avec la langue vernaculaire, "Advertising Age" étant devenu plus souvent connu sous son petit nom d'Ad Age, par les initiés. 

Le logotype lui-même, exclusivement typographique, puise ses sources dans son passé, reprenant les lettrages conçus en 1930 par Tobias Frere-Jones. Vieux de près de 90 ans, ces caractères sans empattements sont minimalistes, parfaites pour une visibilité online. La petite pointe du "G" lui donne une impulsion, une énergie, un je-ne-sais quoi "dans le vent".

Majeure3.jpg

Une identité full responsive

Aussi agile que le contenu qu'il signe, le logotype s'adapte, conçu en différentes versions : compacté, en mode vertical, en adossement d'un thème majeur, d'un thème mineur, d'un événement, d'une marque fille… 

Majeure4.jpg

Afin de classer, de ranger des contenus qui bougent vite, des nouvelles qui se bousculent mais aussi de redonner à chaque fois un nouveau souffle à chaque annonce, un système de couleurs vives en bayadère soutient l'architecture de marque et la grille d'information.

Majeure5.jpg

Notre avis

Cette refonte intégrale est plutôt réussie, résolument contemporaine, sonnant le glas d'une communication à la "mad men". 

– Ad Age /// Design de marque /// Refonte de l'identité de marque –

Comment

Comment

Le Carnet Rouge by Luciole

carnet-rouge-luciole-gif-new-titre.gif

"QUI POSSÈDE UN CRAYON ET DU PAPIER A LE POUVOIR DE TRANSFORMER LE MONDE"

Tout bon esprit créatif exige d’organiser ses idées rapidement, de noter, de crayonner, de coucher des mots, dessins et autres croquis pour nourrir la réflexion et faire éclore les grands lignes et les pensées les plus pertinentes qui seront l’essence, demain, d’un projet plus abouti. 

Quand l’idée est murie, sa mise en musique n’en est que plus efficace ! 

En designers passionnés, nous imaginons et esquissons sans entraves ni limites, les premières lignes et les contours de ces idées créatives qui demain se traduiront sous la forme d’un logotype, d’une identité, d’un visuel de campagne ou tout autre support de communication. 

Même en digital, la maquette d’un site s’exprime souvent en lignes et en mots, avant de prendre forme sur nos écrans… 

Pour partager ce plaisir de fixer chaque jour les idées et perpétrer ce bon usage créatif, nous avons conçu un carnet, mais pas n’importe lequel : il est rouge et exclusivement rouge !

Luciole-carnet-rouge1.jpg

LE CARNET ROUGE

À l'image de l'agence, il trouve toute sa place à côté de son grand frère le Book*, y faisant par ailleurs écho par le papier de sa couverture — un Plike rouge — et son vernis UV sérigraphique qui accueille les reflets de lumière afin de rendre le texte transparent très lisible.

Luciole-carnet-rouge2.jpg

Dans un papier Pop'Set Pivoine, les pages intérieures sont d'un rouge intense teinté dans la masse ; un papier offset recyclé destiné à accueillir l’encre noire d’un stylo ou d’une plume, voire la mine d’un crayon papier soigneusement taillé.

Confectionné avec le plus grand soin, il adopte une finition haute couture avec —justement — une élégante couture Singer qui tire son nom de ces machines à coudre fixées sur une table de bois et son piètement en fonte et qui aujourd’hui qualifie en impression cette reliure cousue. 

Luciole-carnet-rouge3.jpg

Dernier détail et non des moindres : une fine bague de papier translucide vient cercler ce carnet unique qui n’attend qu’à figurer en bonne place sur le bureau ou dans le sac de ceux qui comme nous, n’ont pas totalement succombé à la digitalisation jusqu’au bout des doigts.  

Un carnet rouge Luciole. Parfait pour fixer vos plus belles idées — ou souvent les plus simples — qui contribueront à nourrir vos projets de demain !

– Luciole /// Le Carnet Rouge –

Comment

Comment

LUFTHANSA

News139-Majeure.jpg

À L'OCCASION DU 100e ANNIVERSAIRE DE SA "GRUE", CE BEL OISEAU QUI CONSISTE SON LOGO HISTORIQUE, LUFTHANSA DÉVOILE UNE NOUVELLE IDENTITÉ VISUELLE TOUTE DE BLEU VÊTUE.

Avec de minimalistes retouches quasiment imperceptibles à l'œil nu pour qui n'y prêterait pas attention, Lufthansa s'est offert une nouvelle identité visuelle, plus élégante et contemporaine, dans le prolongement de son histoire et de son patrimoine de marque.

Car en matière de design de marque, la refonte n'implique pas de forcément réinventer son identité, mais le plus souvent de valoriser les éléments visuels qui constituent son imaginaire, son univers et son ADN de marque, avec pour d'objectif de lui offrir davantage d'impact, de l'adapter aux évolutions du marché ou pour ce qui concerne Lufthansa, de la rendre plus actuelle afin de « répondre aux besoins des clients qui ont changé » et d'adapter l'identité à l'ère numérique. 

Par exemple, l'écartement entre les plumes a augmenté afin que le contour de ce grand oiseau ressorte mieux sur des petits écrans.

News139-image1.jpg

LA GRUE
Conçue en 1918 par le graphiste Otto Firle, la grue est un grand échassier migrateur emblématique de longues distances dans le ciel, et symbole historique de la compagnie aérienne allemande. Redessinée à plusieurs reprises, elle s'installe aujourd'hui dans un anneau plus fin, l'amenant au premier plan et lui offrant davantage d'espace. Plus mince, la grue gagne en légèreté, dynamisme et élégance.

News139-Image2.jpg

LE LOGOTYPE [« WORD MARK"]
Toujours aussi affirmées, les lettres du logotype ont été affinées, offrant plus de clarté et d'impact à la lecture. Sa typographie est plus "helvétique" et plus universelle. Son bleu plus foncé gagne en profondeur et en lisibilité, quand le jaune et la grue s'affranchissent du logotype.

News139-Image3.jpg

LE BLEU ET (FEU) LE JAUNE
Avec son logo rebaptisé LufthansaBlue dans le cadre de sa dernière campagne sur Twitter, la nouvelle identité visuelle garde sa combinaison de couleurs bleu et jaune, en offrant toutefois une prédominance certaine pour le bleu, le jaune étant dorénavant relégué comme une couleur complémentaire au bleu principal.

Exit le rond jaune qui caractérisait le précédent logo, ce qui enflamme gentiment les internautes sur les réseaux sociaux, même s'il reste présent par petites touches dans les avions, sur les uniformes ou en signalétique aéroportuaire.

ANACHRONISME
Dans le cadre de lancement de sa nouvelle identité, la compagnie a présenté une carte d'embarquement toute jaune. Curieuse approche quand aujourd'hui l'écran de nos smartphones a pris le dessus sur ce « long ticket » lié à une autre époque des voyages en avion…

News139-Image4.jpg

– Lufthansa /// Nouvelle identité visuelle /// Design de marque –

Comment