Le corps typographique définit la hauteur d’un caractère imprimé quelle que soit sa famille ou sa fonte… Il s’exprime en points typographiques mais ne désigne pas précisément la taille réelle de l’œil du caractère. En effet, la hauteur réelle du corps remonte aux débuts de l’imprimerie et comprend la hauteur totale du caractère physique en plomb, du pied jusqu’au haut de la hampe.

La graisse est l’épaisseur d’un trait ou d’un caractère. En augmentant la graisse d’un caractère maigre, on obtient un caractère demi-gras, puis gras, et ainsi de suite. Il existe 3 principales graisses : light, medium, bold. À celles-ci s’ajoute : ultra-light, regular, semi-bold, extra-bold, black, extra-black. 

Autrefois, on considérait que pour des questions d’impact, les caractères gras étaient utiles en publicité, car visibles de loin et permettant d’affirmer
la « présence » de l’annonceur. De nos jours, si les caractères gras permettent de mettre en évidence du texte, la communication et l’identité visuelle utilisent bien d’autres options typographiques. 

Le meilleur exemple de ces dernières années a été développé par la marque Orange qui a eu l’audace d’utiliser l’Helvetica Light, un caractère tout en finesse, pour l’ensemble de ses supports de communication et créer ainsi une identité visuelle très impactante reconnaissable par un traitement typographique finalement assez minimaliste (une seule fonte, une seule graisse), avec une palette de couleurs tout aussi limitée.

Typographie /// Culture graphique /// Identité visuelle /// Orange

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