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COMME DEPUIS PRÈS D’UNE DIZAINE D’ÉDITIONS, LUCIOLE ÉTAIT SUR LE SALON DU BOURGET JEUDI DERNIER. UNE MESSE AÉRONAUTIQUE QU’ON NE RATERAIT SOUS AUCUN PRÉTEXTE.

Lever les yeux vers le ciel et l'espace pour contempler ce qu’il s’y passe est d’abord une question de passion. Et avouer que Marc, directeur de création et directeur de l’agence — par ailleurs fils de pilote — est pétri de culture aéronautique, c’est révéler un secret qui n’en est plus un.

© Dassault 2019

© Dassault 2019

À la conquête du ciel…

L’avion est une magnifique invention pour l’homme qui depuis toujours a rêvé de voler. Il réduit les distances entre les continents et rapproche les hommes, pour le meilleur et pour le pire, mais avec un bénéfice certain.

S’il ne fallait retenir qu’une rupture dans cette conquête du ciel, c’est probablement cette démocratisation de l’aviation commerciale avec l’arrivée du Boeing 707 dans les années 50 qui a divisé par 5 le temps de parcours entre l’Amérique et l’Europe, au temps des (mythiques) lignes transatlantiques. On peut regretter la disparition de ces beaux navires et néanmoins apprécier le confort et les services que nous rendent ces « paquebots volants » !

…et de l'espace !

Sans oublier le spatial dont on parle tant, quand aujourd’hui on se prépare à célébrer le cinquantenaire du premier pas de l’Homme sur la Lune ! À une époque, rendez-vous compte de l’exploit, au cours de laquelle la règle de calcul était la calculatrice de poche des astronautes et la puissance de l’ensemble des ordinateurs de la NASA était inférieure… à celle d’un iPhone 6 !

Les Américains, mais saluons aussi l’exploit des Russes, avaient relevé ce défi fou en une décennie à peine, d’envoyer des hommes autour de la Terre, puis sur la Lune. Le directeur de la NASA avouait encore récemment qu’il faudrait 20 à 25 ans pour refaire la même chose aujourd’hui…

© Airbus 2019 / © Marc 2019

© Airbus 2019 / © Marc 2019

La dynamique d’un secteur de pointe

Arpenter le tarmac et les allées des halls du plus important salon mondial de l’aéronautique met du baume au cœur, car le secteur se porte bien. Très bien même. Et la France n’a pas à rougir de ses talents ni de ses magnifiques entreprises qui entretiennent un savoir-faire unique, tout au long de la chaîne de la valeur, de l’ouvrier aux doigts d’or à l’ingénieur très bien formé.

En innovation aussi, quand le secteur prend rapidement conscience du rôle qu’il devra jouer demain dans la préservation de l’environnement. Les idées récentes sur la possibilité de ne plus prendre l’avion pour réduire son empreinte carbone font leur chemin au sein du public et on voit déjà chez les industriels, fleurir ici et là ce qu’il faut d’innovation pour engager un mouvement salutaire et nécessaire pour notre Terre.

© Dassault 2019

© Dassault 2019

Des nouveaux acteurs qui font bouger les lignes

Parce qu’ils occupent une place de choix dans l’avenir de ce business des airs, start-up, nouveaux entrants et autres « Lab » sont observés à la loupe par les majors qui n’hésitent plus à nouer des partenariats.

Quand dans le spatial des acteurs privés (Space X d’Elon Musk, par exemple) viennent dicter les nouvelles règles — et instaurer une grille tarifaire 60% inférieure aux tarifs pratiqués… — à des États qui n’ont plus les moyens de financer seuls une telle industrie.

Ou quand Uber s’associe à Safran pour définir et designer l’intérieur de son futur taxi volant.

Un business tout en discrétion

On sabre chaque jour le champagne sur les chalets. Mais on le fait discrètement, avec élégance et d’excellentes raisons liées à la signature de juteux contrats. Les nombreux visiteurs des journées « pro » sont uniquement là pour parler business, faire leur marché ou nouer des accords, avec une unité de l’ordre du million de dollars.

Mais avant de parler d’argent et de carnet de commandes, on voit, on sent et on entend cette passion intacte, dans les yeux brillants de ces grands enfants devenus ingénieurs, marketeurs ou designers, quand l’ingénierie et l’innovation dépassent la stricte dimension commerciale.

© Airbus 2019

© Airbus 2019

Un show ? LE show !

On vient aussi au Bourget pour se tenir informé d’un secteur très dynamique et en évolution constante, mais aussi pour assister aux « présentations en vol » et ce fameux ballet de quelques beaux avions dans le ciel parisien.

Le Rafale de Dassault, très applaudi, rencontre toujours le même succès — et la palme de l’avion le plus bruyant (et curieusement on en redemande !) —, tandis qu’Airbus cultive la danse classique en 3 dimensions !

On se souvient des évolutions lentes et silencieuses du « 380 » il y a quelques années. En 2019, nous étions tous bouche bée devant la magnifique chorégraphie d’un Airbus 350 rallongé, conquis par la grâce des boucles et la très discrète bande sonore de ses moteurs Rolls Royce…

Bien loin des bruyants anciens, de la Caravelle au Concorde en passant par quelques jets des précédentes générations.

L’envol de Luciole

Avouons-le sans détour, on se rend sur le Bourget pour mater et draguer ! Et partir à la rencontre et à la conquête de futurs clients, sans jamais oublier de saluer nos clients actuels ou plus lointains, quand on parvient à les détourner quelques instants de leur quotidien « very busy » sur les stands ou les chalets.

On aime l’aéronautique mais pas seulement, car nous sommes tout au long de l’année sur bien d’autres salons !

Qui veut disposer d’une vision très précise et la plus large possible d’un secteur d’activité pour mieux en comprendre les subtilités, les évolutions, les perspectives mais aussi les acteurs qui le composent — pour justement mieux les accompagner ! — , cultive le sujet et entretient sa passion.

Business et plaisir ne sont pas incompatibles. Ils sont depuis toujours dans l’ADN de l’agence.

© Marc 2019

© Marc 2019

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